Généralité 2018
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 Le cadmium qui est préférentiellement accumulé dans le rein entraînant à partir d’un certain
seuil des dysfonctionnements au niveau du néphron proximal et peut être à l’origine d’une
insuffisance rénale (Gagneux, 2006).
 L’excès de manganèse dans l’eau peut causer cirrhose du foie chez l’homme. Toutefois
l’inhalation est beaucoup plus dangereuse parce qu’elle génère des pneumonies, et si
l’exposition est chronique il peut causer des problèmes neurologiques (Miguel, 2009).
 Le zinc peut engendrer des troubles physiologiques humains qui vont comprendre des
nausées et des troubles du système gastro-intestinal, et seront suivis de complications
dans le système respiratoire ainsi que par des affections cutanées il est aussi soupçonné être
cancérigène pour l’homme (Miguel, 2009).
Ils sont responsables de bon nombre de maladies, comme le saturnisme pour le plomb, la
maladie de Minamata (en 1956 au Japon) pour le mercure, la maladie du pied noir (en 1960 à
Taïwan) pour l’arsenic. Beaucoup d’entre eux ont des propriétés mutagènes et agissent par
exemple sur l’appareil reproducteur (plomb), le placenta (cadmium), l’embryon (mercure) et
provoquent des malformations diverses : chromosomiques, du système musculaire, du squelette
chez l’enfant. L’arsenic et le zinc provoquent également des lésions cutanées très graves
(katerine, et al., 2009).
2.10.2 Les organismes marins (Écotoxicité)
Les contaminants métalliques sont des micro-polluants de nature à entrainer des nuisances sur la
vie aquatique qui est gouvernée par la spéciation du métal et sa concentration, les conditions
physico-chimiques du milieu, les voies d’exposition et l’excrétion. La dangerosité de ces
éléments dépend aussi de la mobilité, la biodisponibilité, ainsi que de la solubilité, puisque les
composés en solution sont très mobiles donc facilement bio-disponibles (Mazini, 2012).
Certaines espèces ont développé des moyens pour réduire leur effet comme les coraux qui
éliminent la majorité des métaux traces par hypersécrétion des mucus évacuées sous forme de
boulettes (Brungneaux, et al., 2004) , mais l’efficacité d’autres processus biochimiques
(excrétion rénale, branchiale …) reste toujours réduite. En effet, les métaux traces sont
responsables des multiples perturbations physiologiques et comportementales :
 Le cadmium: les individus exposés au cadmium peuvent subir des perturbations comme
l'érosion des nageoires des poissons plats ou des mal fonctionnements respiratoires ou
reproductrice chez les invertébrés marins qui peuvent apparaître à des concentrations de
quelques microgrammes par litre, il provoque des inhibitions de croissance et anomalies dans
le développement embryonnaire et larvaire chez les mollusques bivalves à partir de la
concentration 0,05 à 1,2 μg.L
-1 (Boutier, et al., 1989.).
Si sa concentration dépasse 1000 µg/l, il peut affecter la fertilité des coraux, il peut également
influencer le développement des larves de crustacés et du plancton (Migneaux, 2010).
 Le zinc : Les poissons sont relativement résistants face à l’exposition au zinc, contrairement
aux mollusques et crustacés. Chez les cnidaires et particulièrement les coraux : les fortes
teneurs du zinc à partir de 100µg/l peuvent causer une diminution de la fécondité et
malformation chez les juvéniles. Il peut aussi affecter la reproduction des huîtres et la
croissance des larves (Brungneaux, et al., 2004). Le zinc exerce une action toxique sur une
vaste gamme d’organismes marins à partir de quelques faibles concentrations. Il inhibe la
photosynthèse des phytoplanctons et des algues macrophytes. Il est aussi responsable de
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Biosurveillance des métaux traces chez deux espèces de moules (Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et Perna perna (Linnaeus 1758)) dans le littoral algérois: - 27/82

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