Généralité 2018
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du vanadium (V), du sélénium (Se), du molybdène (Mo), du manganèse (Mn), du chrome (Cr)
et du titane (Ti) (Miquel, 2001). Les métaux essentiels influencent également le développement
algal : une carence ou un excès en ces oligo-éléments indispensables au fonctionnement
cellulaire sont susceptibles d’engendrer un stress physiologique chez les organismes (Lee, et al.,
1995 ; in Soizic, 2006).
2.3.2 Métaux non-essentiels
Certains métaux traces dont le caractère indispensable n’a pas été démontré sont
potentiellement toxiques (Adriano, 1986). Ils ne sont pas nécessaires à la vie et peuvent être
même préjudiciables à des faibles teneurs (de l’ordre du µg/l) (Sigg, et al., 2001), comme le
mercure (Hg), du plomb (Pb), du cadmium (Cd) et de l’antimoine (Sb) (Chiffoleau, et al., 2001).
Lorsqu’ils sont apportés en excès et concentrés le long de la chaîne alimentaire, ces éléments
représentent une menace pour l’équilibre des écosystèmes (Virginie, 2012) et ils sont considérés
comme des contaminants stricts (Dauguet, et al., 2011).
2.4 Origine des métaux traces
Les métaux traces sont des éléments naturels, présents dans tous les compartiments de notre
environnement, l’air, les sols, l’eau (Miquel, 2001). Les milieux marins sont de plus en plus
affectés par l’activité humaine. L’industrialisation et le développement urbain, agricole ou
touristique implantées dans les zones côtières sont les principales causes de l’augmentation de la
pression exercée sur ces milieux (Diop, et al., 2012).
En effet, les sources de métaux traces peuvent être d’origine naturelle qui est issus de
l’héritage des fonds géochimiques ou du cumul de l’activité anthropique.
2.4.1 Les sources naturelles
La plupart des métaux traces sont des éléments constitutifs de la croûte terrestre présents au
sein des minerais. Ils sont aussi très répandus dans les sédiments océaniques. De manière
générale, la resuspension des poussières contribue pour une part importante à l’émission de
métaux dans l’air (Magali, 2007), Ils peuvent être mis en suspension en plus ou moins grande
quantité soit par érosion éolienne soit au cours d’éruptions volcaniques, soit lors de l’exploitation
des minerais qui vont finir par se déposer dans le milieu marin.
2.4.1.1 Les gisements de métaux lourds
Les gisements à caractère économique des métaux traces au sein de la lithosphère se
chiffrent par millions de tonnes. Les métaux lourds sont diffusés avec l’érosion. Ils sont fixés
dans les roches sous deux formes. Il y a d’une part les oxydes sont libérés de la roche par érosion
et transportés tels quels dans les sols et sédiments. Il y a d’autre part, les sulfures et carbonates,
très altérables, qui seront attaqués chimiquement. Une concentration anormale d’un métal peut
signifier la présence d’un gisement exploitable. Mais, il existe un grand nombre d’anomalies
naturelles en métaux qui n’ont pas fait l’objet d’une exploitation et qui constituent pourtant des
réservoirs en métaux importants (Miquel, 2001)
2.4.1.2 Le passage du minerai au contaminant
Ces gisements naturels enfouis dans les roches deviennent accessibles et contaminants
potentiels à quatre occasions :
 l’exploitation (les mines) et l’utilisation,
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Biosurveillance des métaux traces chez deux espèces de moules (Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et Perna perna (Linnaeus 1758)) dans le littoral algérois: - 20/82

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