Généralité 2018
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1.3.2.3 La pollution agricole
Elle affecte les eaux souterraines et superficielles, due à l’utilisation intensive des engrais
chimiques (les principaux étant les nitrates, les chlorures de potassium, les phosphates et les
superphosphates). Dans cette catégorie nous trouvons aussi les pesticides (herbicides,
insecticides et fongicides). Dans le passé, le mercure était largement utilisé à cause de ses
propriétés fongitoxiques qui vont finir par se retrouver dans les cours d’eaux à cause de leurs
solubilités.
2 Pollution par les métaux lourds
2.1 Définition d’un métal
Un métal est un élément chimique, issu le plus souvent d’un minerai. Il est doté d’un
éclat particulier (dit éclat métallique), bon conducteur de la chaleur et de l’électricité, ayant des
caractéristiques de dureté et de malléabilité, se combinant aisément avec d’autres éléments pour
former des alliages utilisés par l’homme depuis l’Antiquité (Stellio, 2005). Dans le milieu
aquatique, il peut former des liaisons métalliques et perdre des électrons pour former des cations
(Thomas, 2007). Il est qualifié de « lourd » si sa masse volumique est supérieure à 5 g.cm
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et s’il
présente des risques de toxicité pour les organismes vivants (Oursel, 2015) . Les métaux lourds
sont présents dans tous les compartiments de l’environnement, mais en général en quantités très
faibles. On dit que les métaux sont présents « en traces ». Les éléments traces métalliques
(ETM) correspondent aux éléments métalliques qui sont présents dans la croûte terrestre à des
concentrations inférieures à 0,1% (katerine, et al., 2009) .
2.2 Problématique de la notion de ‘’métaux lourds’’
Il est à noter que dans la littérature le terme «métaux lourds » est souvent utilisé
comme synonyme des ETM ou éléments traces (Hodson, 2004) ;(John , 2002) , la notion de
métaux lourds est apparue lorsque les premiers biologistes ont cherché à caractériser les
protéines qui contenaient du soufre. Les sels solubles dans l’eau du plomb, du mercure et du
cadmium, ajoutés à une solution aqueuse d’une protéine, conduisent à la formation de précipités
volumineux blancs et très denses dus à une combinaison solide entre les fonctions soufrées de
ces protéines comme « albumines caséine …) et ces ions métalliques (Picot, 2015). L’appellation
métaux lourds est cependant une appellation courante et classique (Picot, 2015) mal définie qui
n’a ni fondement scientifique ni source juridique. C’est la raison pour laquelle la notion
d’éléments-traces métalliques, ou ETM tend à la remplacer la notion de ‘’métaux lourds’’ ainsi
que du fait que certains métaux toxiques ne sont pas particulièrement « lourds » (ex : le zinc),
tandis que certains éléments toxiques ne sont pas des métaux mais des métalloïdes (ex :
l’arsenic). Pour ces différentes raisons, la plupart des scientifiques préfèrent à l’appellation
métaux lourds, l’appellation «Éléments traces Métalliques » (ETM) ou par extension « éléments
traces ». (Miquel, 2001).
2.3 Classification des métaux traces
2.3.1 Métaux traces essentiels
Ils jouent souvent un rôle essentiel au développement des êtres vivants ils interviennent
dans le déroulement des processus biologiques (oligo-éléments) (Miquel, 2001) leur absorption
en petite quantité est indispensable au métabolisme cellulaire (Fillips, et al., 1994) . Nombre
d’entre eux peut s’avérer contaminants pour diverses formes de vie, lorsque leur concentration
dépasse un seuil, lui-même fonction de l’état physico-chimique (spéciation) de l’élément
considéré. C’est le cas du fer (Fe), du cuivre (Cu), du zinc (Zn), du nickel (Ni), du cobalt (Co),
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Biosurveillance des métaux traces chez deux espèces de moules (Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et Perna perna (Linnaeus 1758)) dans le littoral algérois: - 19/82

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