Généralité 2018
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 l’érosion qui transporte les métaux vers les sols, les eaux de surface et les sédiments,
 les prélèvements d’eau. En puisant dans des nappes phréatiques de plus en plus
profondes, on peut tomber sur une nappe contaminée par une roche très chargée en
métaux lourds.
Cette source de mobilisation des métaux traces est la moins connue, mais aujourd’hui l’une des
plus fréquentes,
 les éruptions volcaniques terrestres ou sous-marines. Une éruption volcanique libère
surtout de grosses quantités de gaz carbonique et de soufre, mais aussi des métaux
lourds. Une fois en circulation, les métaux se distribuent dans tous les compartiments qui
intègrent la biosphère : terre, air, océan. (Miquel, 2001).
2.4.2 Les sources anthropiques
Les rejets urbains et l’utilisation de l’océan comme dépotoir peuvent mener à de hauts
niveaux de pollution dans les écosystèmes marins côtiers (D’adamo, et al., 2008) ; (Sabeeha, et
al., 2007). En effet, les eaux usées qui, dans de nombreux pays, ne sont que peu ou pas traitées,
transportent et déversent une charge polluante dans les eaux côtières. (Boening, 1999) ; Daby,
2006). Les plus importantes sont les activités faisant appel à la combustion de fioul lourd ou de
combustibles minéraux, les incinérateurs de déchets, les industries manufacturières de type
fonderie, usines métallurgiques pour les métaux ferreux et non ferreux, l’érosion des caténaires
dans le transport ferroviaire et l’érosion des plaquettes dans tout système de freinage ... Les
activités de recyclage de produits périmés ou obsolètes contenant des métaux lourds. Dans tout
ce processus, l’activité humaine n’a apporté aucune amélioration ou réduction dans les volumes
et les quantités des métaux traces rejetées dans la nature. Elle a surtout changé la répartition des
métaux, les formes chimiques (ou spéciations) et l’augmentation des flux de libération dans la
nature par l’introduction de nouveaux modes de dispersion (fumées, égouts, voitures...)
(Miquel, 2001).
2.4.2.1 Emission et utilisation
Il faut distinguer les utilisations présentées ci-dessus et les émissions. Dans certains cas,
l’utilisation et l’émission sont égales et concomitantes. Enfin, dans d’autres cas, l’émission est
retardée par rapport à l’utilisation.
2.4.2.2 Les rejets physiques
Concernent essentiellement le plomb, et dans une moindre mesure, le cadmium. Ils sont dus à
deux phénomènes : d’une part, l’activité métallurgique et minière. D’autre part, les rejets sont
liés au sort des produits en fin de cycle d’utilisation, chargés en plomb. C’est le cas des batteries
d’automobiles. Chaque année, 7,5 millions de batteries sont remplacées ou abandonnées, soit
75.000 tonnes de plomb. Les rejets de mercure liquide sont beaucoup moins importants. Le
mercure se retrouve toutefois dans les canalisations en sortie de sites d’utilisation (hôpitaux,
cabinets dentaires, ...).
2.4.2.3 Les rejets atmosphériques
Les métaux et certains éléments toxiques représentent des masses importantes qui se
chiffrent par dizaines (mercure, arsenic, cadmium), par centaines (chrome) ou par milliers de
tonnes (plomb, cuivre …). Les émissions atmosphériques de métaux traces ont diminué de 50 %
entre 1990 et 1998 passant de 7.356 tonnes à 3.336 tonnes en 1998, dont près de la moitié pour le
zinc, et un peu plus du tiers pour les trois métaux considérés. (Miquel, 2001).
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Biosurveillance des métaux traces chez deux espèces de moules (Mytilus galloprovincialis (Lamarck 1819) et Perna perna (Linnaeus 1758)) dans le littoral algérois: - 21/82

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