MATERIEL ET METHODE
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3.3.2 Indices de diversité
Une communauté est caractérisée par les abondances respectives des espèces observées.
Leurs mesures traduisent l’importance de chaque espèce dans le fonctionnement global de la
communauté. Selon Daget (1976), l’une des caractéristiques essentielles de tout peuplement
est son degré d’organisation qui s’exprime notamment par une certaine distribution des
abondances spécifiques, par un certain spectre des fréquences relatives de l’espèce la plus
abondante à l’espèce la plus rare.
Les interrelations qui existent entre les différentes espèces dans le temps ou dans l’espace
sont écrites qualitativement et quantitativement par plusieurs indices qui permettront de voir
d’éventuelles variations démographiques en fonction du secteur. Les principaux indices sont :
la richesse spécifique, la diversité spécifique et la régularité ou l’équitabilité.
3.3.2.1 Indice de Shannon et Weaver (Ish ou H’)
La diversité spécifique (Ish ou H’) est définie par l’indice de Shannon et Weaver (1963).
D’après Daget (1976), ce facteur correspond à des quantités d’informations apportées par un
échantillon sur la structure du peuplement et sur la façon dont les individus y sont répartis
entre diverses espèces. Bach (1985) note que c’est une mesure de l’hétérogénéité spécifique
d’une communauté. Pour Peres (1971 in Verlaque., Giraud, 1979), l’Ish traduit le degré
d’évolution structurale, la maturité et la stabilité d’un écosystème. Cet indice rend compte de
l’inégal répartition des individus (ou de la biomasse) entre les espèces. Selon Daget (1976).,
Frontier., Pichod-Viale (1991), le calcul peut se faire à l’aide de l’expression :
′ = −
qi : effectif de l’espèce de rang i (qi =Ni).
Q : effectif total (Σ qi = Σ Ni) et (Q = Σ Ni).
L’indice de diversité H’ ainsi défini, s’exprime en unité d’informations par individu (ou
bits par individu). Il est compris entre 0 et 4.5 bits par individu. Son unité varie de zéro
lorsqu’une seule espèce domine, à une valeur maximale de 4.5, lorsque toutes les espèces sont
également représentées. Barbault (1992) mentionne que la limite inférieure indique une
communauté monospécifique et dès que H’ devient proche de la limite maximal, le
peuplement est plurispécifique, d’autant plus riche à mesure que la valeur s’approche du
maximum.
L’indice de Shannon indiquerait que le nombre d’espèces dans une communauté est en
fonction de la stabilité du milieu : plus l’indice est grand, plus le milieu serait stable.
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