Partie I.
Chapitre I. Contexte mondiale et local de l’aquaculture
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La population totale des pays méditerranéens (21 pays) est passée de 276 millions d'habitants
au début des années 1970 à plus de 412 millions dans les années 2000 et elle devrait atteindre
529 millions d'habitants d'ici à 2025, soit une augmentation d'environ 1,35 % par an, 75% y
vivent à la rive sud de la méditerranée (Moullec et al. 2019). De plus, le bassin méditerranéen
concentre 31 % du tourisme mondial (PNUE/PAM 2012).
Le secteur de la pêche et de l’aquaculture n’emploie qu’environ 0,5 % de la population active
des régions méditerranéennes (Sacchi 2011), bienque les conditions géographiques,
océanographiques et climatologiques dans la Méditerranée, sont favorables pour le
développement de la mariculture (Grigorakis and Rigos 2011). De plus aucun pays
méditerranéen ne couvre les besoins de sa consommation en produits aquatiques par sa
production halieutique à l’exception du Maroc, de l’Egypte et de la Turquie (PNUE/PAM
2012).
L’aquaculture en Méditerranée remonte à l’époque égyptienne, il y a plus que 4000 ans.
Depuis cette époque-là, l‘élevage des organismes aquatique se développe d’avantage en
passant de simples installations jusqu'à l’élevage du loup, de la daurade dans des structures
sophistiquées.
La demande actuelle du marché mondial est largement constitué d’espèces carnivores issues
de pratiques aquacoles intensives (Troell et al. 2009) faisant alors de l'aquaculture marine un
secteur en croissance rapide (Tovar et al. 2000), cette tendance a été parallèlement
enregistrée en Méditerranée (Holmer et al. 2003b). La pisciculture en eau de mer est réalisée
dans des cages flottantes situées à partir de 100 m à 1,5 km au large des côtes, à des
profondeurs d'eau allant de 15 m à 30 m ou dans des bassins à terre (Demirak et al. 2006;
Martins et al. 2010), la daurade royale (Sparus aurata) et le loup de mer (Dicentrarchus
labrax) qui fréquentent les zones côtières méditerranéennes sont essentiellement les deux
espèces clés de la pisciculture dont les techniques d’élevage sont standardisées et
reproductibles à grande échelle vu que la demande est principalement orientée vers le poisson
frais (Sacchi 2011 ; Alexander et al. 2015; Kaya et al. 2015).
Actuellement, la production de la daurade (S.aurata) et le bar (D.labrax) est considérablement
élevée en comparaison à celles des autres espèces en élevage (FEAP 2016) (Fig.2), en effet, la
part de la daurade royale dans la production aquacole mondiale est de 0,2 % en 2017
(EUMOFA, 2017). En ce qui concerne les autres espèces, le turbot (Psetta máxima) est élevé
dans des bassins à terre à environ 8.500T, le thon rouge (Thunnus thynnus), son
grossissement a lieu dans des viviers flottants avec presque 2000T sachant que sa production
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Les interactions environnement -aqaculture : interaction environnementales et optimisation des systemes de production piscicole marine - 18/211

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