Partie I.
Chapitre I. Contexte mondiale et local de l’aquaculture
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consommation de poisson marin a reculé en passant de 69 à 34 % au détriment de poisson
d’eau douce et des crustacés (FAO 2020).
Cependant, l’aquaculture ait des prestations sociales en matière d'emploi à travers le monde,
quelques 18,9 millions de personnes ont travaillé dans l’élevage de poisson (dont plus de 96
% en Asie) (FAO 2014), luttant ainsi contre la pauvreté dans certaines régions rurales et
améliorant les revenus de plusieurs familles (Burns et al. 2014). Elle assure également la
sécurité alimentaire de certaines nations en augmentant la disponibilité du poisson et en
empêchant la flambée des prix (Béné et al. 2016). Elle a même des effets positifs sur le
secteur de la pêche notamment la régénération de certains stocks surexploités ou épuisés
(Jensen et al. 2015) et la conservation génétique des espèces indigènes (Cole et al. 2009), en
revanche la gestion améliorée de la pêche aura une incidence sur le potentiel des espèces
aquacoles émergentes comme le cas de la morrue où l’augmentation de son offre en poissons
sauvages a réduit celle de l'aquaculture (Jensen et al. 2015) .
Selon les estimations de la FAO (2016), globalement, la pêche et l’aquaculture constituent les
moyens d’existence de 10 à 12 % de la population mondiale, en conséquent, les produits de
l’aquaculture sont les denrées alimentaires les plus commercialisées dans le monde, leurs
exportation dépasse même les valeurs du café et du tabac (Ottinger et al. 2016).
2. L’aquaculture marine en méditerranée
La mer Méditerranée est une zone géographique unique par ses caractéristiques hydrologiques
et biologiques, elle occupe une surface de près de 2.5 millions de km² et une profondeur
moyenne de 1460 m (profondeur maximale de 5267 m en mer Ionienne). Le plateau
continental méditerranéen se caractérise quant à lui par son étroitesse, il ne représente que 20
% seulement de la surface totale du bassin, le reste appartient à la haute mer.
Les conditions physico-chimiques et la circulation des masses d’eaux dans le bassin
méditerranéen résultent un gradient croissant de température (< 14°C au nord-ouest et > 24°C
au sud-est) et de salinité (< 36 à > 39 psu) d’ouest en est. La disponibilité en sels nutritifs est
globalement faible en Méditerranée, ce qui lui confère le statut de mer oligotrophe (Coll et al.
2010). Aujourd'hui, bien qu'elle ne représente que 0,32 % du volume global des océans, la
mer Méditerranée contient environ 7 % de la biodiversité marine mondiale (environ 17 000
espèces couvrant tous les niveaux d'organisation biologique) (Guilhaumon et al. 2015).
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