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2-1- L'Aléa
Les recherches scientifiques réalisées dans le domaine des risques ont longtemps
privilégié l'étude du risque sous le seul angle de l'aléa. Malgré son apparente simplicité, la
notion d'aléa est plus complexe qu'il n'y parait.
L’aléa peut se définir comme étant « la probabilité d'occurrence d'un évènement
menaçant lié à un phénomène potentiellement préjudiciable, dans un temps donné ou une
zone donnée. » (Agence européenne pour l'environnement, 2009). Les aléas côtiers
résultent d'une variabilité naturelle du climat et peuvent également être défini comme étant un
« phénomène, manifestation physique ou activité humaine susceptible d'occasionner des
pertes en vies humaines ou des blessures, des dommages aux biens, des perturbations sociales
et économiques ou une dégradation de l'environnement». Il est localisé dans l'espace (<< où
se produit-il? »), arrive avec une certaine récurrence (<< quand se produit-il? ») et se produit
avec une intensité plus ou moins forte (<< comment se produit-il? ») (MSP, 2008).
L'aléa peut être naturel (inondation, érosion, tremblement de terre, éruption volcanique,
cyclone, avalanche, etc..). Il peut être lié aux technologies mises en œuvre par les hommes
(explosion d'usines chimiques, naufrage de pétroliers, etc.). L'aléa n'est pas seulement en
fonction de l'intensité et de l'occurrence du phénomène, Il dépend aussi de la durée considérée
et de l'espace pris en compte.
Par exemple, pour des précipitations pouvant provoquer des inondations brutales, il est
nécessaire de dresser un tableau à double entrée pour caractériser l'aléa, avec, en ligne, la
hauteur d'eau tombée et en colonne la durée considérée ; 12, 24,48 heures. Partant de ce
tableau à deux dimensions, il est possible de regrouper les cases généralement en trois
catégories pour distinguer des niveaux d'aléas fort, moyen, et faible. Ces niveaux dépendent
aussi de l'enjeu par rapport auquel on le définit. L’aléa est caractérisé ainsi par son
imprévisibilité, tant en termes d'intensité qu'en termes de spatialité et temporalité.
En climatologie, les courbes d'intensité -durée sont une autre pratique employée pour
définir un aléa à partir d'un seuil. Mais le risque d’inondation, comme nombre d'autres
risques, ne peut se limiter à la connaissance des processus naturels ou des intensités -durées
de pluie. Ce risque amène à prendre en compte l'impact des villes avec leurs cortèges de
terrains imperméabilisés et d'eaux usées, de même que les effets de certaines pratiques
agricoles sur l'amplification des processus à l'origine des inondations, alors l'aléa ne constitue
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