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pas à lui seul le risque. Il est alors nécessaire de s'interroger sur la vulnérabilité et la résilience
des systèmes qu'on verra ultérieurement.
L'aléa n'est ainsi plus simplement d'origine naturelle, il devient une forme d'hybridation
liant des composantes naturelles et anthropiques .On parle alors d'aléa anthropisé .Cet aléa
anthropisé est un phénomène dont le déclenchement est naturel mais dont l'évolution est liée à
l'action humaine, notamment aux modalités d'occupation du sol.
Enfin, la dimension probabiliste ne résout d'aucune façon le problème de la prédiction
temporelle des risques. Malgré le terme de retour, il faut abandonner toute idée de régularité,
ou de cycle. Dans le temps, une crue décennale peut se reproduire deux années consécutives
ou, au contraire, se présenter cinquante ans plus tard. Si ces probabilités d'occurrence et
d'intensité sont précieuses pour prévoir les aléas d'origine naturelle et établir des systèmes de
protection, en revanche, elles permettent peu de comprendre comment les risques et
catastrophes se comportent, évoluent et se transforment. (Dauphiné et Provitolo, 2013).
2-2- Les enjeux
Les enjeux sont « l'ensemble des personnes et des biens susceptibles d'être affectés par un
phénomène naturel» (Ministère de l'Écologie et du Développement durable de la France,
2004). Les biens pris en compte peuvent avoir une valeur monétaire ou non monétaire.
2-3- La vulnérabilité
La vulnérabilité est une notion complexe qui peut différer selon l'utilisation que l'on veut
en faire et le champ de recherche (Fussel, 2007). En ce qui a trait à la gestion, la vulnérabilité
peut se traduire comme étant « le degré auquel un système est prédisposé à un aléa et capable
de faire face à une avarie, un dégât ou un dommage. » (Agence européenne pour
l'environnement, 2009). Il est aussi possible de définir la vulnérabilité comme étant la «
condition résultant de facteurs physiques, sociaux, économiques ou environnementaux qui
prédisposent les éléments exposés à la manifestation d'un aléa à subir des préjudices ou des
dommages.» (MSP, 2008). La vulnérabilité n'est pas un concept absolu, mais est plutôt liée à
un certain type de perturbation, ce qui veut dire qu'un système peut être vulnérable
relativement à certains aléas mais pas à d'autres (Gallopin, 2006).
La vulnérabilité a trois grandes composantes : l'exposition qui correspond à la durée et au
degré au quel le système est en contact avec la perturbation ; la sensibilité qui correspond au
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Gestion et perception du risque par la submersion dans le projet d\'aménagement des \'\' Sablettes\'\' en baie d\'Alger: - 20/91

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