Discussion
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La réponse aux injections hormonales a été significative pour cette espèce. Sur les huit
nids obtenus, la réponse a été de 100% comparée aux résultats de Meddour et al. (2005) où
sur les dix frayères, six avaient été recouvertes d’œufs.
De même, la ponte a eu lieu à une température de 16,7°C au mois de mars. Elle correspond
vraisemblablement à la température de ponte. Cela est en accord avec les résultats de
Lappalainen et al (2003) qui affirment que la température de reproduction de cette espèce est
entre 14 et 18°C tandis que la période de reproduction varie d’avril à juin.
Par contre, selon Sonesten (1991) et Rizvanov (1970), la température permettant la ponte
est comprise entre 12 et 15 °C respectivement en Turquie et en Russie. Cependant elles ont
lieu à des périodes différentes (Février en Turquie et juillet en Russie). En Algérie la période
de reproduction est située entre mars et mai (Meddour et al (2005)). De plus en Tunisie, le
frai du sandre a lieu à des températures voisines de 14°C (Toudjani (1998)).
Dans notre étude, la diminution de températures des milieux d’élevage sont dues à la
diminution de température extérieure. Tandis que, la concentration en oxygène dissous se
varie en fonction de la température.
Selon Olin et al (2000) une concentration insuffisante en oxygène dans l'eau affecte le
poisson qui aura une difficulté à respirer, le sandre étant sensible à l’anoxie. Cependant, le
seuil de tolérance en oxygène dissous est de 5 à 6,5mg/l (Zivkov et Petrova (1993) ; Toujani
(1998)). Le milieu de stabulation et d'incubation utilisé dans ce travail parait être convenable
durant cette étude puisque la quantité d'oxygène dissous variait entre 4,65 ± 0,23 mg/l et 6,77
± 0,15 mg/l.
Selon Hokanson (1977) et M’Helti (2001), les œufs et les larves du sandre sont sensibles
aux variations des facteurs environnementaux.
En élevage, les phases les plus difficiles sont le développement embryonnaire et l’élevage
larvaire (Palińska-Żarska et al (2020)). De ce fait, la réussite de l’élevage larvaire dans notre
étude se matérialise par le bon déroulement du développement embryonnaire assuré par des
conditions favorables, ainsi qu’une alimentation régulière des larves.
Durant la phase embryonnaire, une variation de température aura pour conséquence une
surconsommation de la réserve vitelline en raison d’une hausse du métabolisme lors d’une
augmentation de température (Jaroszewska et Dabrowski, (2010)).
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Contribution à la reproduction semi-contrôlée et à l’élevage larvaire d’une espèce carnassière d’eau douce : Cas de Sander lucioperca - 74/100

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