Discussion
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Afin de maintenir une productivité élevée lors de l’application de la reproduction contrôlée
et semi contrôlée, il est nécessaire de maîtriser le cycle de la reproduction (Wang et al
(2010)) ; De ce fait, la sélection des géniteurs, le choix et la dose de l’hormone, ainsi que les
contrôles des paramètres physiques de l’eau jouent un rôle très important.
Selon plusieurs auteurs Viveen et al (1985) ; Graaf et Janssen, 1996 et Gilles et al
(2001), la sélection des femelles à induire est faite sur la base de l’homogénéité de taille des
poissons ainsi que la maturité des ovocytes. D’une autre façon, le ballonnement du ventre de
poisson est un bon indice (Tamas et al, 1982), c’est le cas dans notre étude ; d’où toutes les
femelles sélectionnées sont arrivées aux stades IV et V.
Néanmoins, les manipulations, la captivité et le stress peuvent bloquer les différentes
phases de la gamétogenèse et agir sur la fécondité ou la qualité des gamètes (Billard et al
(1995) ; Zakes et Szczepkowski (2004) ; Kucharczyk et al (2007)). Cependant, l'induction
par traitement hormonal semble être la méthode la plus efficace dans la reproduction semicontrôlée et contrôlée (Woynarovilh et Horvath (1981)). Cette méthode, très utilisée, doit se
faire avec une grande prudence en respectant les concentrations prescrites pour chaque espèce
de poissons (Micha (1974)).
L’ensemble des géniteurs pêchés sont caractérisée par une dominance des femelles. Ce
phénomène peut être dû à la coïncidence de la période de pêche et à la période de fraie
naturelle du sandre. Lorsque la température de l’eau est au voisinage de 12°C, les mâles
s’occupent de la construction et la préparation des nids et la garde des œufs (Scott et
Crossman, 1973), ce qui limite leur capture. Par contre les femelles circulent librement ce qui
augmente leur chance de capture.
Il existe quelques études rapportant l'induction de la ponte chez le sandre en utilisant
l'injection de plusieurs hormones dont : l’hypophyse, la Gonadotrophine Chorionique
Humaine (HCG) ainsi que d’autres hormones (Antalfi (1979) ; Schlumbenger et Proteau
(1996) ; Craig (2000) ; Kouril et Hamackova (2005) ; Zakes et Demska-Zakes (2005) ;
Rónyai 2007 ; Blecha et al (2016)).
Dans notre étude, l’hormone utilisée, la HCG, a permis d'induire avec succès la maturation
et l'ovulation du sandre. Ces résultats sont en accord avec les travaux de Richter et al (2000),
ainsi que les travaux de Żarski et al (2017).
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