Chapitre I- Généralités
14
8. Reproduction
Le sandre Sander lucioperca est capable d’effectuer des déplacements de plusieurs
dizaines de kilomètres à la recherche de frayères appropriées. Certains cas de retour sur les
aires de ponte originelle ont été signalés (Lehtonen et Toivonen, 1987 ; Koed et al., 2000).
La reproduction du sandre est conditionnée, comme beaucoup d’autres espèces de
poissons, par la température de l’eau. Elle commence pour cette espèce à environ 14°C. Par
ailleurs, la période de reproduction varie d’avril à juin selon les régions (Lappalainen et al.,
2003). En Algérie elle est située entre mars et mai (Meddour et al., 2005).
À maturité sexuelle (2-3 ans pour les mâles et 3-4 ans pour les femelles), correspondant
respectivement à 33-37 cm et 40-45 cm (Poulet, 2004), les poissons se regroupent et migrent
vers les frayères peu avant la ponte. Les migrations sont généralement courtes (10-30 km),
mais selon Sonesten (1991) et Lappalainen et al (2003) peuvent être assez longues jusqu’à
250 km.
Par ailleurs, la ponte chez Sander lucioperca a lieu sur un nid rudimentaire fait de tiges et
de racines (50 cm de diamètre). Le mâle qui aménage le nid, tend à rester fidèle au même site
de ponte d’une année à l’autre tout en le surveillant et en l’entretenant. Le nettoyage des
particules de vase est assuré par un courant créé par le battement de ses nageoires. Les
frayères peuvent se situer entre 1,5 et 15 mètres de profondeur suivant la transparence de
l’eau (Lappalainen et al., 2003).
La femelle dépose alors ses œufs en grappe sur des supports variés, le plus souvent des
végétaux (Schlumberger et Proteau, 1996), où le mâle les féconde et les protègent mais
aussi procède à leur oxygénation par ventilation à travers les nageoires pelviennes
(Lappalainen et al., 2003). Les œufs sont adhésifs, bruns et transparents et mesurent entre 1
et 1,5 mm de diamètre et leur nombre est de 150 000 à 200 000 par kilo de femelle (Meddour
et al., 2005). Après une incubation des œufs d'une semaine à une température de 15 °C (soit
110 degrés-jours), se termine par une éclosion des embryons.
Les larves mesurant de 4,5 à 5,5 mm (Kjellman et al., 2003), sont actives et phototropes
(Olivier et Schlumberger, 2001). Elles sont d’abord planctonophages (zooplancton comme
première nourriture, copépodes, cladocères…) puis benthophages (larve de chironomes). Les
juvéniles deviennent entomophages vers 12mm et à une longueur de 20 à 35 mm, les alevins
engagent l’ichtyophagie (Ljunggren, 2002).
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8. Reproduction
Le sandre Sander lucioperca est capable d’effectuer des déplacements de plusieurs
dizaines de kilomètres à la recherche de frayères appropriées. Certains cas de retour sur les
aires de ponte originelle ont été signalés (Lehtonen et Toivonen, 1987 ; Koed et al., 2000).
La reproduction du sandre est conditionnée, comme beaucoup d’autres espèces de
poissons, par la température de l’eau. Elle commence pour cette espèce à environ 14°C. Par
ailleurs, la période de reproduction varie d’avril à juin selon les régions (Lappalainen et al.,
2003). En Algérie elle est située entre mars et mai (Meddour et al., 2005).
À maturité sexuelle (2-3 ans pour les mâles et 3-4 ans pour les femelles), correspondant
respectivement à 33-37 cm et 40-45 cm (Poulet, 2004), les poissons se regroupent et migrent
vers les frayères peu avant la ponte. Les migrations sont généralement courtes (10-30 km),
mais selon Sonesten (1991) et Lappalainen et al (2003) peuvent être assez longues jusqu’à
250 km.
Par ailleurs, la ponte chez Sander lucioperca a lieu sur un nid rudimentaire fait de tiges et
de racines (50 cm de diamètre). Le mâle qui aménage le nid, tend à rester fidèle au même site
de ponte d’une année à l’autre tout en le surveillant et en l’entretenant. Le nettoyage des
particules de vase est assuré par un courant créé par le battement de ses nageoires. Les
frayères peuvent se situer entre 1,5 et 15 mètres de profondeur suivant la transparence de
l’eau (Lappalainen et al., 2003).
La femelle dépose alors ses œufs en grappe sur des supports variés, le plus souvent des
végétaux (Schlumberger et Proteau, 1996), où le mâle les féconde et les protègent mais
aussi procède à leur oxygénation par ventilation à travers les nageoires pelviennes
(Lappalainen et al., 2003). Les œufs sont adhésifs, bruns et transparents et mesurent entre 1
et 1,5 mm de diamètre et leur nombre est de 150 000 à 200 000 par kilo de femelle (Meddour
et al., 2005). Après une incubation des œufs d'une semaine à une température de 15 °C (soit
110 degrés-jours), se termine par une éclosion des embryons.
Les larves mesurant de 4,5 à 5,5 mm (Kjellman et al., 2003), sont actives et phototropes
(Olivier et Schlumberger, 2001). Elles sont d’abord planctonophages (zooplancton comme
première nourriture, copépodes, cladocères…) puis benthophages (larve de chironomes). Les
juvéniles deviennent entomophages vers 12mm et à une longueur de 20 à 35 mm, les alevins
engagent l’ichtyophagie (Ljunggren, 2002).
