Chapitre 2 : Méthodologie
2.1 Echantillonnage
2.1.1. Mensurations et pesées
Symphodus tinca et son espèce accompagnatrice Serranus cabrilla sont des espèces capturées
accessoirement en Algérie, souvent retrouvées dans les casiers pour bouillabaisse, par les
débarquements des petits métiers au niveau des différents abris de pêche prospectés.
Un suivi mensuel des prélèvements de l’espèce cible S. tinca a été effectué durant la période
allant de décembre 2015 à juin 2016. Ces échantillons proviennent principalement de Fouka
marine et de Douaouda marine (baie de Bou-Ismail). A ces derniers s’ajoutent d’autres
prélèvements du laboratoire Halieutique (ENSSMAL) dont la provenance intéresse toute la
région centre : la plage Ouest de Sidi Fredj, Khemisti, Fouka Marine, Tipaza, Cherchell, Ténès,
la poissonnerie d’Alger, Cap Djenet et Dellys. Les poissons sont traités à l’état frais dans la
mesure du possible, si non congelés et seront traités ultérieurement.
Notons que les prélèvements du serran chèvre (espèce accompagnatrice) ont été également
réalisés au niveau des mêmes abris de pêche durant la période allant de février à juin 2016.
Des mensurations de longueurs prises à l’aide d’un ichtyomètre et des pesées sont réalisées à
l’aide d’une balance à précision au centième de gramme, les traitements effectués sur les deux
espèces sont :
- la longueur totale notée « LT » est distance entre l’extrémité du museau et l’extrémité de la
partie la plus longue de la nageoire caudale (en centimètre).
- le poids total du poisson (en gramme) noté « PT».
Après dissection du poisson et mise en évidence des viscères, la détermination du sexe est faite
par une analyse macroscopique des gonades. Une gonade en forme de lame de couteau, aplatie
dans sa partie antérieure, échancrée, à aspect irrégulier, de couleur blanche caractérise les mâles ;
et la forme plus au moins tubulaire et de couleur jaune orangeâtes représente les femelles
(Chérabi, 1987 et Bouaziz, 1992). Certaines gonades présentent des territoires bisexués, il s’agit
là d’un cas d’hermaphrodisme.
2.1.2. Prélèvement et conservation des otolithes
454 individus de Symphodus tinca ont été récoltés dont 421 paires d’otolithes réparties entre 190
femelles et 85 mâles ont fait l’objet de l’étude. Les otolithes peuvent être prélevés par une coupe
sagittale au niveau de la tête. Il est plus facile de les extraire par la coupe frontale au niveau de la
tête à l’aide d’une pince fine puis, après les avoir nettoyés et séchés, ils sont mis dans des
microtubes de type Eppendorf sur lesquels sont inscrits les renseignements concernant le poisson
(date de prélèvement, lieu, sexe, etc…)
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Contribution a l\'étude de l\'age, de la croissance et de l\'exploitation de symphodus tinca linnaeus,1758,dans la région centr algerienne.: - 13/59

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