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POISSONS
D’EAU DOUCE
riche (lac de Nantua). Oxygénation pouvant être forte en surface mais
diminuant rapidement en profondeur.
Lacs oligolrophes (nourrissant peu). — Lacs profonds à benne étroite.
Rives comportant une végétation réduite (lac Léman, lac du Bourget).
Eaux riches en oxygène :; toutes profondeurs.
Lacs dyslrophes (nourrissant mal). — Eaux légèrement. acides, compor—
tant de nombreuses matières humiques et otîrant une teinte allant du
jaune au brun. Végétation réduite (lac de Gérardmer).
Les étangs, dont le nombre est plus grand que celui des lacs, sont éga—
lement, dans leur ensemble, moins connus. Leurs qualités sont elles
aussi très variables. Une bonne part de ces collections d’eau naturelles
ou
articielles sont abandonnées ‘a Giles—mêmes, mais un nombre de
plus en plus grand d’étangs sont aujourd’hui entretenus et cultivés,
d’une manière plus ou moins rationnelle, en vue d’un meilleur rendement piscicole.
A ces deux grands types, lacs et étangs, viennent s’ajouter des nappes
d’eau articielles telles que les ballastiéres et, les lacs formés par des
barrages hydro—électriques.
Depuis une quarantaine d’années, le domaine des eaux douces françaises s’est en e'et enrichi d’un nouveau milieu, celui des plans d’eau
créés par les barrages édiés pour l’équipement électrique du pays.
On peut, distinguer deux catégories dans ces barrages:
1° Les barrages de prise d’eau, qui n’ont pour
but que de dériver l’eau
d’une rivière vers une usine hydraulique.
2° Les barrages de retenue proprement dits, qui sont destinés à
accumuler des réserves d’eau, en vue de leur utilisation durant les saisons
sèches.
Les premiers (barrage de Génissiat et de Donzère—Mondragon sur le
Rhône) peuvent donner naissance à des plans d’eau importants. En fait,
ils sont à considérer comme des cours d’eau élargis et, s’ils sont équipés
d’échelles ou de passes Si Poissons efcaces, ils n’apportent pas un grand
bouleversement dans le peuplement piscicole autochtone. Ces plans
d’eau ne peuvent jamais être mis en asset).
Les seconds, les lacs de retenue proprement dits, posent un autre
problème. Ils sont la plupart du temps créés par des barrages édiés à
des altitudes relativemcnt élevées et sur des cours d’eau à 'l‘ruites. Leur
principal inconvénient est d’opposer un obstacle infranchissable à la
remontée, vers l’amont, des Poissons situés dans la zone «l’aval de la
retenue. En ce qui concerne les Poissons qui s’y trouvent, enfermés il
y a, par contre, possibilité, par l’établissement de passes ou d’échelles,
de permettre l’accès aux frayères situées en amont de la retenue.
Depuis 1954, l’Électricité de France a cédé à l’Administration des
Eaux et Forêts les droits de pêche détenus par elle sur les lacs de retenue.
Cette administration s’occupe en conséquence de leur mise en valeur.
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