INTRODUCTION
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Deux catégories de retenues sont à distinguer : les retenues a Salmo—
nidés et les retenues à Poissons blancs. En fait, une évolution tend à
transformer peu à peu une bonne partie des premiers, qui deviennent
progressivement impropres à la vie des Salmonidés par envasement
des fonds.
Des mesures diverses, réalisées ou en projet, ont été prises par
l’Adminis—
tration des Eaux et Forêts dans le but d’obtenir un rendement piscicole
optimum de ces collections d’eau.
On voit par ces quelques exemples que le domaine des eaux douces
est, inniment varié.
ll existe ennY entre les eaux douces et les eaux salées, un domaine
de transition, c’est celui des étangs littoraux possédant une communication
avec la mer et dont les eaux sont, de ce fait, plus ou moins saumâtres.
De tels étangs, dont la nature des eaux peut varier suivant le point
considéré de leur surface (teneur en sels marins notamment), hébergent
une faune complexe.
En e'et, s’il est des espèces strictement duleaquieoles ou strictement
marines (espèces sténohyalines) il en est d’autres qui peuvent s’accom—
moder de modications plus ou moins grandes de la salinité et même
passer impune‘ment d’un milieu dans l’autre (espèces euryhalines).
Sans pouvoir aborder ici la question complexe de la faune des eaux
saumâtres, il nous paraît opportun d’évoquer brièvement le milieu parti—
eulier offert par l’étang du Vaccarès, d’autant plus que le développement
de la rizicullure ;} eu comme collséqucnee un apport d’eau douce dans
la partie orientale du pays, ouvrant de nouveaux territoires à certains
éléments de la faune duleaquieole.
Étang du Vaecarès et territoires limitrophes,
vers le Nord entre les deux bras du Rhône.
L’apport d’eau douce, prise au Rhône7 contribue à la dessalure progres—
sive de la région située entre le Vaccarès et le Rhône.
A l’heure actuelle, la salinité du Vaecarès varie de 2 à 7 %0 (l). L’étang
reste en eau toute l’année alors qu’autref0is certains étés provoquaient
son asséchemeni, presque total.
1. Les renseignements suivants sont tirés d‘une note de LÉTÈQUE (1957) sur la. faune
ichthyologique de Camargue.
N. B. —
Signalons pour mémoire les récentes introductions dans le Midi (étangs
landais et Camargue) de di"érentes espèces de Tilapia (Cichlidae) : Tilapia macrochir,
melanopleum, massambica, sparmani et Zillii. Ces Poissons sont destinés à servir de
«
Poissons fourrage n dans l’élevage des Poissons carnassiers. La famille des CicIolidae
est essentiellement africaine et il y a peu de chances que ses représentants puissent
jamais être véritablement acelimatés, même dans notre Midi, où ils ne pourront guère
survivre
un
hiver rigoureux.
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Deux catégories de retenues sont à distinguer : les retenues a Salmo—
nidés et les retenues à Poissons blancs. En fait, une évolution tend à
transformer peu à peu une bonne partie des premiers, qui deviennent
progressivement impropres à la vie des Salmonidés par envasement
des fonds.
Des mesures diverses, réalisées ou en projet, ont été prises par
l’Adminis—
tration des Eaux et Forêts dans le but d’obtenir un rendement piscicole
optimum de ces collections d’eau.
On voit par ces quelques exemples que le domaine des eaux douces
est, inniment varié.
ll existe ennY entre les eaux douces et les eaux salées, un domaine
de transition, c’est celui des étangs littoraux possédant une communication
avec la mer et dont les eaux sont, de ce fait, plus ou moins saumâtres.
De tels étangs, dont la nature des eaux peut varier suivant le point
considéré de leur surface (teneur en sels marins notamment), hébergent
une faune complexe.
En e'et, s’il est des espèces strictement duleaquieoles ou strictement
marines (espèces sténohyalines) il en est d’autres qui peuvent s’accom—
moder de modications plus ou moins grandes de la salinité et même
passer impune‘ment d’un milieu dans l’autre (espèces euryhalines).
Sans pouvoir aborder ici la question complexe de la faune des eaux
saumâtres, il nous paraît opportun d’évoquer brièvement le milieu parti—
eulier offert par l’étang du Vaccarès, d’autant plus que le développement
de la rizicullure ;} eu comme collséqucnee un apport d’eau douce dans
la partie orientale du pays, ouvrant de nouveaux territoires à certains
éléments de la faune duleaquieole.
Étang du Vaecarès et territoires limitrophes,
vers le Nord entre les deux bras du Rhône.
L’apport d’eau douce, prise au Rhône7 contribue à la dessalure progres—
sive de la région située entre le Vaccarès et le Rhône.
A l’heure actuelle, la salinité du Vaecarès varie de 2 à 7 %0 (l). L’étang
reste en eau toute l’année alors qu’autref0is certains étés provoquaient
son asséchemeni, presque total.
1. Les renseignements suivants sont tirés d‘une note de LÉTÈQUE (1957) sur la. faune
ichthyologique de Camargue.
N. B. —
Signalons pour mémoire les récentes introductions dans le Midi (étangs
landais et Camargue) de di"érentes espèces de Tilapia (Cichlidae) : Tilapia macrochir,
melanopleum, massambica, sparmani et Zillii. Ces Poissons sont destinés à servir de
«
Poissons fourrage n dans l’élevage des Poissons carnassiers. La famille des CicIolidae
est essentiellement africaine et il y a peu de chances que ses représentants puissent
jamais être véritablement acelimatés, même dans notre Midi, où ils ne pourront guère
survivre
un
hiver rigoureux.
