INTRODUCTION
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pourra varier de quelques milligrammes a 3 ou 400 milligrammes par
litre.
Les eaux seront de toute évidence plus minéralisées dans les terrains
calcaires que dans les terrains granitiques.
Les aspects de l’eau douce sont multiples. En ce qui concerne les eaux
courantes, depuis les torrents de montagne aux eaux tumultueuses,
froides et aérécs, jusqu’aux eaux du bas cours des grands euves, relative—
ment chaudes, limoneuses et pauvres en oxygène, se succèdent une série
de facies où les espèces se situent chacune dans le biotope qui convient
à ses exigences.
Les biologistes de l'Europe centrale ont été conduits, pour préciser
les biotopes, à établir une méthode de classication des cours d’eau,
en
fragmentant ceux—ci, suivant la pente et la largeur de leur lit, en
quatre zones :
1° La zone a Truite (faune sahnonieole) ; 2° la zone à Ombre (faune
mixte à dominance salmonicole) ; 3° la zone ‘a Barbeau (faune mixte à
dominance eyprinicole) ; 4° la zone à Brême (faune cyprinicole).
Chacune de ces zones se trouve caractérisée par un Poisson dominant.
Il est évident que cette représentation un peu schématisee du cours
d'un euve ne se trouve pas toujours correspondre a ce que l’on rencontre
dans la réalité. C’est ainsi qu’une zone peut manquer, c’est le cas fréquent
en France de la zone a Ombre (l), et la zone a Barbcau fait suite directementà la zone aTruitc. Enfin, dans le cours d’une même zone, un acci—
dent géologique peut créer en un endroit une accélération du débit des
eaux
et faire reparaître, sur un certain parcours, des conditions com—
parables a la zone d’amont.
Il n’en est pas moins vrai que, dans la majorité des cas. les zones se
succèdent dans un ordre déterminé, ce qui a permis à HUET (1946) de
définir ainsi une «règle des pentes » : « dans un territoire biogéographique
déterminé, des eaux courantes de même importance quant à la largeur
et la profondeur, et possédant des pentes comparables, ont des caractères
biologiques et spécialement des populations piscicoles analogues ».
En ce qui concerne les eaux stagnantes (lacs ou étangs) on se trouve
également en face de faciès multiples. Depuis les lacs froids des hautes
altitudes jusqu‘aux étangs de plaine, les facteurs minéralisation, tempé—
rature, oxygénation, pH, cte. varient sensiblement. Les lacs ont des
caractéristiques diverses suivant l’altitude et la nature du sol. On adopte
aujourd'hui, d’une manière à peu près unanime, la classication suivante,
due principalement aux travaux de NAUMANN et de THIENEMANN.
Lacs eulraphes (nourrissant bien).
Lacs de faible profondeur, à
bords plats et à rives garnies de végétation. Fond couvert d’une vase
1. Dans les régions où l’Ombre fait défaut mais où existe Telestes souia Risso, cette
dernière espèce peut être considérée comme le Poisson caractéristique de la zone
poudantc (Donma, 1957).
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pourra varier de quelques milligrammes a 3 ou 400 milligrammes par
litre.
Les eaux seront de toute évidence plus minéralisées dans les terrains
calcaires que dans les terrains granitiques.
Les aspects de l’eau douce sont multiples. En ce qui concerne les eaux
courantes, depuis les torrents de montagne aux eaux tumultueuses,
froides et aérécs, jusqu’aux eaux du bas cours des grands euves, relative—
ment chaudes, limoneuses et pauvres en oxygène, se succèdent une série
de facies où les espèces se situent chacune dans le biotope qui convient
à ses exigences.
Les biologistes de l'Europe centrale ont été conduits, pour préciser
les biotopes, à établir une méthode de classication des cours d’eau,
en
fragmentant ceux—ci, suivant la pente et la largeur de leur lit, en
quatre zones :
1° La zone a Truite (faune sahnonieole) ; 2° la zone à Ombre (faune
mixte à dominance salmonicole) ; 3° la zone ‘a Barbeau (faune mixte à
dominance eyprinicole) ; 4° la zone à Brême (faune cyprinicole).
Chacune de ces zones se trouve caractérisée par un Poisson dominant.
Il est évident que cette représentation un peu schématisee du cours
d'un euve ne se trouve pas toujours correspondre a ce que l’on rencontre
dans la réalité. C’est ainsi qu’une zone peut manquer, c’est le cas fréquent
en France de la zone a Ombre (l), et la zone a Barbcau fait suite directementà la zone aTruitc. Enfin, dans le cours d’une même zone, un acci—
dent géologique peut créer en un endroit une accélération du débit des
eaux
et faire reparaître, sur un certain parcours, des conditions com—
parables a la zone d’amont.
Il n’en est pas moins vrai que, dans la majorité des cas. les zones se
succèdent dans un ordre déterminé, ce qui a permis à HUET (1946) de
définir ainsi une «règle des pentes » : « dans un territoire biogéographique
déterminé, des eaux courantes de même importance quant à la largeur
et la profondeur, et possédant des pentes comparables, ont des caractères
biologiques et spécialement des populations piscicoles analogues ».
En ce qui concerne les eaux stagnantes (lacs ou étangs) on se trouve
également en face de faciès multiples. Depuis les lacs froids des hautes
altitudes jusqu‘aux étangs de plaine, les facteurs minéralisation, tempé—
rature, oxygénation, pH, cte. varient sensiblement. Les lacs ont des
caractéristiques diverses suivant l’altitude et la nature du sol. On adopte
aujourd'hui, d’une manière à peu près unanime, la classication suivante,
due principalement aux travaux de NAUMANN et de THIENEMANN.
Lacs eulraphes (nourrissant bien).
Lacs de faible profondeur, à
bords plats et à rives garnies de végétation. Fond couvert d’une vase
1. Dans les régions où l’Ombre fait défaut mais où existe Telestes souia Risso, cette
dernière espèce peut être considérée comme le Poisson caractéristique de la zone
poudantc (Donma, 1957).
