INTRODUCTION
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En ce qui concerne les premiers, ils illustrent assez bien, dans nos
eaux du Sud—Ouest, le problème posé parla sous-espèce dans les difcultés
que l’on'éprouve parfois a en préciser les contours, Les formes de transition
sont nombreuses, présentant une gamme de caractères intermédiaires,
rendant le classement de certains individus impossible.
Ce n’est que de l’autre côté des Pyrénées, où la barrière géographique
a efcacement, joué en rendant impossible les croisements, que la ségréga—
tion a permis le maintien, à tous les individus de la population isolée,
des caractères répondant à la diagnose propre eorrcspondantà la subdi—
vision (le l’espèce. En Espagne, on ne retrouve pas
le type.
Le cas des \’andoises est quelque peu différent. ll existe chez l’espère
une tendance a donner des formes à museau allongé et à lèvres épaisses.
Ces formes se réalisent surtout dans le Sud-Ouest, mais sans intéresser
la totalité du peuplement, de sorte qu’il ne semble pas que l’on puisse
vraiment parler d’une sous—espèce mais bien plutôt, de populations.
On obscrvera, a cette occasion, qu’il y a un lien évident du Poisson,
dans son aspect et son comportement, avec le milieu dans lequel il évolue.
Ce milieu est, à n’en pas douter, un des principaux facteurs intervenant,
pour modeler les formes dans la limite des variations inscrites au patri—
moine héréditaire de l’espèce. La ségrégation permet a ces influences
d’imprimer leur marque à l’évolution d’une population.
Il n’est, pas toujours facile ou protable d’entreprendre l’étude de
populations
S’il s’agit d’espèces peu pêcliéeS, on a souvent
du mal a se procurer des séries suisantes. S’il s’agit, par contre, d’espèces
recherchées par les pêcheurs, on se heurte, pour certaines d’entre elles,
a des difcultés d’un autre ordre. On sait, en effet, que, de plus en plus
aujourd’hui, se pratiquent des opérations de repeuplement des eaux
libres et d’ensemencement des lacs de barrage. Or, ces apports de Poissons
d’origines diverses provoquent un brassage articiel des espèces, entraî—
nant une modication des peuplements autochtones. De ce fait les études
portant sur les espèces objets de ces opérations se trouvent faussées.
Ces problèmes ne peuvent être que brièvement évoqués ici, mais ce
simple aperçu aidera à comprendre qu’il n’est pas encore possible dans
bien des cas de se prononcer d’une manière satisfaisante.
Nous verrons dans le cours des chapitres successifs ce que l’on peut
tirer, pour chaque cas particulier, des données actuellement, acquises.
Nous utiliserons, pour marquer les variations de l’espèce, la qualica—
tion trinominale, entendant le troisième terme comme sous—espèce dans
son sens
le plus large (variété, race géographique, vicariant, écotype),
Si la discrimination entre ces divers qualicatifs est théoriquement
possible suivant les dénitions données, elle est, dans la pratique, bien
dif cile a faire pour la raison que les transitions sont le plus souvent
insensibles.
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En ce qui concerne les premiers, ils illustrent assez bien, dans nos
eaux du Sud—Ouest, le problème posé parla sous-espèce dans les difcultés
que l’on'éprouve parfois a en préciser les contours, Les formes de transition
sont nombreuses, présentant une gamme de caractères intermédiaires,
rendant le classement de certains individus impossible.
Ce n’est que de l’autre côté des Pyrénées, où la barrière géographique
a efcacement, joué en rendant impossible les croisements, que la ségréga—
tion a permis le maintien, à tous les individus de la population isolée,
des caractères répondant à la diagnose propre eorrcspondantà la subdi—
vision (le l’espèce. En Espagne, on ne retrouve pas
le type.
Le cas des \’andoises est quelque peu différent. ll existe chez l’espère
une tendance a donner des formes à museau allongé et à lèvres épaisses.
Ces formes se réalisent surtout dans le Sud-Ouest, mais sans intéresser
la totalité du peuplement, de sorte qu’il ne semble pas que l’on puisse
vraiment parler d’une sous—espèce mais bien plutôt, de populations.
On obscrvera, a cette occasion, qu’il y a un lien évident du Poisson,
dans son aspect et son comportement, avec le milieu dans lequel il évolue.
Ce milieu est, à n’en pas douter, un des principaux facteurs intervenant,
pour modeler les formes dans la limite des variations inscrites au patri—
moine héréditaire de l’espèce. La ségrégation permet a ces influences
d’imprimer leur marque à l’évolution d’une population.
Il n’est, pas toujours facile ou protable d’entreprendre l’étude de
populations
S’il s’agit d’espèces peu pêcliéeS, on a souvent
du mal a se procurer des séries suisantes. S’il s’agit, par contre, d’espèces
recherchées par les pêcheurs, on se heurte, pour certaines d’entre elles,
a des difcultés d’un autre ordre. On sait, en effet, que, de plus en plus
aujourd’hui, se pratiquent des opérations de repeuplement des eaux
libres et d’ensemencement des lacs de barrage. Or, ces apports de Poissons
d’origines diverses provoquent un brassage articiel des espèces, entraî—
nant une modication des peuplements autochtones. De ce fait les études
portant sur les espèces objets de ces opérations se trouvent faussées.
Ces problèmes ne peuvent être que brièvement évoqués ici, mais ce
simple aperçu aidera à comprendre qu’il n’est pas encore possible dans
bien des cas de se prononcer d’une manière satisfaisante.
Nous verrons dans le cours des chapitres successifs ce que l’on peut
tirer, pour chaque cas particulier, des données actuellement, acquises.
Nous utiliserons, pour marquer les variations de l’espèce, la qualica—
tion trinominale, entendant le troisième terme comme sous—espèce dans
son sens
le plus large (variété, race géographique, vicariant, écotype),
Si la discrimination entre ces divers qualicatifs est théoriquement
possible suivant les dénitions données, elle est, dans la pratique, bien
dif cile a faire pour la raison que les transitions sont le plus souvent
insensibles.
