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POISSONS
D‘EAU DOUCE
‘
\
LES
HYBRIDES
t
E
Les hybrides, au sens propre du mot. sont issus du croisement de deux
géniteurs appartenant à des espèces ditl‘érent rs (hybrides interspéciques)
ou
même il deux genres différents (hybrides intergénéi‘iqu65). De tels
{‘
produits présentent des caractères intermédiaires entre ceux des parents
qui leur ont donné naissance. Ils sont normalement inléconds, bien que
l
cette règle comporte des exceptions. Les cas naturels d‘hybridation
3
sont plus nombreux chez les Cyprinidés que dans les autres familles.
;
Ils témoignent a la fois de la proche parenté des diñ‘érentes espèces et
d'une biologie très voisine qui favorise assez fréquemment la réunion,
sur les mêmes aires de ponte et aux mêmes époques, des diti‘(ærents membres
de la famille. A ces rireonstanees iavorisanl,es s’ajoute le fait que la
{raye ne se réalise pas par emiples, mais en groupe, et que les œufs dis—
, ‘
persés parles femelles remivent la laitanre de plusieurs mâles, pas
néees—
sair0nmnt de la même espèce.
%
On soupçonnera l‘existence d‘un hybride r‘haque fois que l‘on éprouvera
i
une
difculté à classer un individu en utilisant les clés diehotomiques
'
et les caractères de discrimination donnés. L’étude attentive des earar—
Î
tères intermédiaires dont la présence empôehe d ’aboulir, permettra
le plus souvent, l’identication des deux espèces responsables du croise»
?
ment.
'
l
11 ne nous a pas été possible de dresser un tableau permettant l’identi—
cation de ces hybrides ; la documentation existante est trop incomplète
pour pouvoir le réaliser. Les caractères des hybrides sont d’ailleurs assez
t
lluetuauts, ils varient suivant le sens dans lequel s‘est effectué le eroise—
ment. Même pour un croisement e'eetué dans un sens déterminé, tous
Ç
issus ne portent pas d’une manière égale l'empreinte des
‘.
parents.
t‘
Si l’on ajoute à cela, dans le cas d’bybrides l‘éconds, la possibilité
[
de croisements de retour, en voit que l’identication de ces hybrides
est loin d’être un problème simple.
On trouve fréquemment, chez un cyprin reconnu comme hybride,
‘
des œufs ou de la laitance. Il est évident qu’on ne peut en conclure à la
1
fécondité du sujet, la présence de produits génitaux n’impliquant pas
que leurs porteurs soient capables de donner naissance a des produits
{
viables. La seule chose que l’on puisse dire c’est que, étant donné les
possibilités d’hybridation qui existent chez les Gyprinidé‘s, la rareté
3
relative des hybrides naturels est en quelque sorte une conrmation
‘
de la règle générale d’inféeonditè.
Si, dans la nature, on trouve des hybrides de Cyprinidès, on trouve
‘
pratiquement peu de Salmonide‘s. Un des obstacles à la réalisation de
‘ ,
ces hybrides est le fait que les produits génitaux des diverses espèces
POISSONS
D‘EAU DOUCE
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HYBRIDES
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Les hybrides, au sens propre du mot. sont issus du croisement de deux
géniteurs appartenant à des espèces ditl‘érent rs (hybrides interspéciques)
ou
même il deux genres différents (hybrides intergénéi‘iqu65). De tels
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produits présentent des caractères intermédiaires entre ceux des parents
qui leur ont donné naissance. Ils sont normalement inléconds, bien que
l
cette règle comporte des exceptions. Les cas naturels d‘hybridation
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sont plus nombreux chez les Cyprinidés que dans les autres familles.
;
Ils témoignent a la fois de la proche parenté des diñ‘érentes espèces et
d'une biologie très voisine qui favorise assez fréquemment la réunion,
sur les mêmes aires de ponte et aux mêmes époques, des diti‘(ærents membres
de la famille. A ces rireonstanees iavorisanl,es s’ajoute le fait que la
{raye ne se réalise pas par emiples, mais en groupe, et que les œufs dis—
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persés parles femelles remivent la laitanre de plusieurs mâles, pas
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sair0nmnt de la même espèce.
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On soupçonnera l‘existence d‘un hybride r‘haque fois que l‘on éprouvera
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difculté à classer un individu en utilisant les clés diehotomiques
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et les caractères de discrimination donnés. L’étude attentive des earar—
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tères intermédiaires dont la présence empôehe d ’aboulir, permettra
le plus souvent, l’identication des deux espèces responsables du croise»
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cation de ces hybrides ; la documentation existante est trop incomplète
pour pouvoir le réaliser. Les caractères des hybrides sont d’ailleurs assez
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lluetuauts, ils varient suivant le sens dans lequel s‘est effectué le eroise—
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Si l’on ajoute à cela, dans le cas d’bybrides l‘éconds, la possibilité
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de croisements de retour, en voit que l’identication de ces hybrides
est loin d’être un problème simple.
On trouve fréquemment, chez un cyprin reconnu comme hybride,
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des œufs ou de la laitance. Il est évident qu’on ne peut en conclure à la
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fécondité du sujet, la présence de produits génitaux n’impliquant pas
que leurs porteurs soient capables de donner naissance a des produits
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viables. La seule chose que l’on puisse dire c’est que, étant donné les
possibilités d’hybridation qui existent chez les Gyprinidé‘s, la rareté
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relative des hybrides naturels est en quelque sorte une conrmation
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de la règle générale d’inféeonditè.
Si, dans la nature, on trouve des hybrides de Cyprinidès, on trouve
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pratiquement peu de Salmonide‘s. Un des obstacles à la réalisation de
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ces hybrides est le fait que les produits génitaux des diverses espèces
