INTRODUCTION
Il
BONDELET décrit un Poisson dont un seul détail « la toile du ventre noire »
permet de reconnaitre un Chondrostome, a étendu soudain son aire de
dispersion et, après avoir été signalé pour la première fois dans l’Yonne
en 1860, a gagné peu à peu les bassins dela Seine, dela Loire et du Rhône.
En opposition à la progression est-ouest, existe un mouvement contraire
de la part des formes méridionales.
Une espèce voisine du llotu, la Soiiïe (Chondrosioma lomosioma) représente une forme méridionale du genre et ce que l’on connaît de son actuelle
distribution témoigne à la fois d’une progression des formes méridionales
vers le Nord et de la faiblesse relative de cette progression comparative—
ment au grand mouvement nord-est sud—ouest. En effet, la Soiffe semble
bien avoir été plus répandue en France qu’elle ne l’est aujourd’hui.
GENSOUL écrivait en 1908 que
le petit Cliondrostome était un habitant
de nos eaux beaucoup plus ancien que
le Nase et il ajoutait qu’il peuplait
toute la France. Cette opinion ne semble pas devoir être acceptée intégrale—
ment, mais si l’on se rapporte à PARIS qui écrit en 1932 que Chondroslama
nasus existe, dans certaines régions, conjointement avec Ch. Ioæasioma,
tout en marquant une tendance ‘a l’éliminer, on peut en conclure que
l’aire de distribution de cette espèce méridionale était plus grande hier
qu’aujourd’hui et que, en ce qui concerne notre pays, le mouvement
d’expansion des formes septentrionales a dominé celui des formes méridionales.
L’action de l’Homme. —— Il est un fait enn sur lequel il y a lieu de
mettre l’accent, c’est l’action aujourd’hui de plus en plus grande de
l’Homme sur les peuplements, non seulement des eaux closes mais égale—
ment des eaux libres. Dejà, au XV…E et au XIXe siècle, l’ère de construction
des canaux reliant entre eux les divers bassins uviaux a eu une action
enrichissante sur la faune en favorisant la dispersion de certaines espèces.
Aujourd’hui un autre facteur entre en cause du fait de l’habitude prise
d’e‘ectuer des déversements de Poissons en contre partie des prélèvements
effectués par la pêche et des destructions causées par
les pollutions. Les
résultats de cette action ne sont pas prévisibles d’autant plus que la
livraison des alevins n’est pas toujours, qualitativement, en tout point
conforme ‘a la commande. Cette pratique du réempoissonnement rend
toujours possible l’apparition d’une espèce là où précédemment elle
n’existait pas à l’état autochtone.
Nous venons d’envisager les conséquences favorables de l’intervention
de l’Homme ;il y en a d’autres, hélas, qui le sont moins et qui se traduisent,
en dénitive, par un appauvrissement progressif de l’ensemble, en dépit
de certains enrichissements locaux dus à d’heureuses mesures de protec—
tion.
Le nombre des déchets provenant de l’activité humaine augmente
partout. Il y a la une conséquence du développement de la population
Il
BONDELET décrit un Poisson dont un seul détail « la toile du ventre noire »
permet de reconnaitre un Chondrostome, a étendu soudain son aire de
dispersion et, après avoir été signalé pour la première fois dans l’Yonne
en 1860, a gagné peu à peu les bassins dela Seine, dela Loire et du Rhône.
En opposition à la progression est-ouest, existe un mouvement contraire
de la part des formes méridionales.
Une espèce voisine du llotu, la Soiiïe (Chondrosioma lomosioma) représente une forme méridionale du genre et ce que l’on connaît de son actuelle
distribution témoigne à la fois d’une progression des formes méridionales
vers le Nord et de la faiblesse relative de cette progression comparative—
ment au grand mouvement nord-est sud—ouest. En effet, la Soiffe semble
bien avoir été plus répandue en France qu’elle ne l’est aujourd’hui.
GENSOUL écrivait en 1908 que
le petit Cliondrostome était un habitant
de nos eaux beaucoup plus ancien que
le Nase et il ajoutait qu’il peuplait
toute la France. Cette opinion ne semble pas devoir être acceptée intégrale—
ment, mais si l’on se rapporte à PARIS qui écrit en 1932 que Chondroslama
nasus existe, dans certaines régions, conjointement avec Ch. Ioæasioma,
tout en marquant une tendance ‘a l’éliminer, on peut en conclure que
l’aire de distribution de cette espèce méridionale était plus grande hier
qu’aujourd’hui et que, en ce qui concerne notre pays, le mouvement
d’expansion des formes septentrionales a dominé celui des formes méridionales.
L’action de l’Homme. —— Il est un fait enn sur lequel il y a lieu de
mettre l’accent, c’est l’action aujourd’hui de plus en plus grande de
l’Homme sur les peuplements, non seulement des eaux closes mais égale—
ment des eaux libres. Dejà, au XV…E et au XIXe siècle, l’ère de construction
des canaux reliant entre eux les divers bassins uviaux a eu une action
enrichissante sur la faune en favorisant la dispersion de certaines espèces.
Aujourd’hui un autre facteur entre en cause du fait de l’habitude prise
d’e‘ectuer des déversements de Poissons en contre partie des prélèvements
effectués par la pêche et des destructions causées par
les pollutions. Les
résultats de cette action ne sont pas prévisibles d’autant plus que la
livraison des alevins n’est pas toujours, qualitativement, en tout point
conforme ‘a la commande. Cette pratique du réempoissonnement rend
toujours possible l’apparition d’une espèce là où précédemment elle
n’existait pas à l’état autochtone.
Nous venons d’envisager les conséquences favorables de l’intervention
de l’Homme ;il y en a d’autres, hélas, qui le sont moins et qui se traduisent,
en dénitive, par un appauvrissement progressif de l’ensemble, en dépit
de certains enrichissements locaux dus à d’heureuses mesures de protec—
tion.
Le nombre des déchets provenant de l’activité humaine augmente
partout. Il y a la une conséquence du développement de la population
