Chapitre I
Généralités
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La température de l’eau du site détermine donc le choix des espèces à élever, la croissance et
la durée du cycle. La température doit être prise en compte dans la pratique d’élevage
(Billard, 2005).
1.6.2. Le potentiel hydrogène
En absence d’influences externes, le pH est le reflet des équilibres entre les espèces chimiques
majeures du milieu, mais il est également l’indicateur de certaines pollutions directes ou
indirectes (Aminot et Kérouel, 2004).
La détermination du pH permet d’estimer le degré d’agressivité d’une eau, il dépend du
système des carbonates, de la photosynthèse et de la respiration (Arfi 1991 In Zourez et
Ferhani, 2003).
La plupart des animaux aquatiques exploités en aquaculture affectionnent des eaux
légèrement basiques (pH de 7 à 8,5), mais tolèrent des eaux sensiblement acides (pH de 6 à 7)
(Géoffroy, 2008 In Ferra, 2008).
Un pH acide (< 6) peut entrainer des lésions branchiales et altérer les échanges gazeux. Une
augmentation du pH accroit la quantité d’ammoniaque sous forme non ionisée (NH 3 ).
Cependant, dans la pratique, les pH et les quantités d’ammoniaque total rencontrés sur les
piscicultures ne permettent pas d’atteindre les concentrations d’ammoniaque non ionisée
néfaste pour les poissons (Jatteau 1999 In Petit, 1999).
1.6.3. L’oxygène dissous
L’oxygène dissous est un paramètre important du milieu qui gouverne la majorité des
processus biologiques des écosystèmes aquatiques. En son absence, ou simplement en dessous
de certaines concentrations, de nombreuses espèces vivantes meurent. Il est aussi connu que
l’effet de substances toxiques est amplifié lorsque la concentration en oxygène dans l’eau est
insuffisante (Diaz et al., 1995 In Aminot et Kérouel, 2004).
En aquaculture intensive il s’agit de contrôler strictement le taux d’oxygène dissous dans
l’eau pour assurer la fonction respiratoire des poissons.
L’oxygène, comme d’autre gaz, est légèrement soluble dans l’eau, jusqu’à une valeur appelée
saturation. Cette dernière dépend de :
 La température : de l’eau froide peut contenir plus d’oxygène que de l’eau chaude.
 La pression : quand la pression augmente, l’oxygène devient plus soluble dans l’eau.
 La salinité : l’eau douce peut contenir plus d’oxygène que l’eau salée.
Si la consommation d’oxygène par les poissons subit des variations saisonnières, les plus
importantes sont les variations journalières qu’on peut classer en quatre catégories :
 La respiration de base : celle qui consomme le moins d’oxygène, à jeun et dans
l’obscurité ;
 La respiration de routine : à jeun encore, mais à la lumière et en nageant ;
 La respiration en digestion ou en nage rapide, plus élevée que la précédente, avec
augmentation de 30% des besoins un quart d’heure après la prise de nourriture ;
 Le phénomène de stress : les valeurs les plus importantes sont atteintes lorsque le
poisson est manipulé ou transporté.
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Caractérisation physico-chimique et bactériologique des eaux de la ferme d\'élevage de poissons marins ONDPA Cap Djinet (Wilaya de Boumerdes): - 26/102

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