Chapitre I
Généralités
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loup (Dicentrarchus labrax). Généralement les espèces choisies pour l’élevage intensif au
niveau des rejets thermiques industriels sont les suivantes
1 :
 Eau de mer : loup, daurade, turbot, crevette.
 Eau douce : esturgeon, truite, silure, carpe, perche, tilapia.
 Estuaire : esturgeon, bar.
1.4.3. Contraintes d’utilisation des rejets thermiques par l’aquaculture
1.4.3.1. La qualité chimique de l’eau chaude fournie
Celle-ci doit être en effet compatible avec la vie aquatique et ne devrait pas présenter de
pollution risquant de mettre en péril la survie et la croissance des organismes.
Le problème particulier de la qualité d’eau est la présence à certains moments de quantités
importantes de chlore provenant du traitement du circuit de refroidissement. Ces doses de
chlore sont dangereuses pour bon nombre d’espèces aquatiques (Martin, 1982 In Habed et al.,
1990).
Les rejets thermiques peuvent également contenir certains polluants dus à la pollution initiale
de l’eau prélevée pour le refroidissement et de ce fait présenter un danger pour les organismes
et indirectement pour le consommateur, ainsi que l’augmentation de la toxicité de certains
rejets (ammoniac en milieu basique) (Duert et al., 1989 In Merle, 1991).
1.4.3.2. La constance de la température
Les rejets thermiques sont caractérisés par un ∆T (coefficient de variation de la température) à
peu prés constant par rapport à la température du milieu naturel (+ 10 % au maximum pour la
centrale à Cap Djinet d’après Habed et al., 1990).
Il n’en demeure pas moins que leur température suit les variations de la température du milieu
naturel et peut dans certains cas, notamment en période estivale, atteindre des valeurs non
compatibles avec la vie des poissons faisant l’objet de l’élevage. L’utilisation continue des
rejets thermiques est ainsi un problème. En effet, surtout dans les pays à climat tempéré
chaud, leur utilisation n’offre pas le même attrait tout au long de l’année ; très appréciable
durant les périodes hivernales, elle ne l’est pratiquement plus durant la période estivale. Il est
indispensable dans ce cas de prévoir un système de régulation thermique par mélange des
eaux chaudes provenant de la centrale et d’une source d’eau froide (Habed et al., 1990).
1.4.3.3. Le problème du chlore résiduel
La prolifération de la biomasse (bactéries, champignons, algues) à l’intérieur des circuits de
réfrigération limite les échanges thermiques. L’injection de chlore permet de lutter contre ces
proliférations biologiques mais son utilisation n’est pas sans danger pour le milieu récepteur.
L’action toxique du chlore est fonction de :
 La forme chimique du chlore résiduel : acide hypochloreux HClO à pH=5 ; Ions
hypochlorites OCl
- à pH= 10 et chlore combiné en présence de la matière organique ;
 Sa concentration dans le milieu (Tableau n°2) ;
 Temps d’exposition.
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Caractérisation physico-chimique et bactériologique des eaux de la ferme d\'élevage de poissons marins ONDPA Cap Djinet (Wilaya de Boumerdes): - 20/102

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