Chapitre I
Généralités
3
Les rejets des poissons sont constitués non seulement des rejets issus de l’activité métabolique
mais également d’autre rejets, directement liés à l’activité d’élevage qui sont principalement
constitués des animaux élevés eux-mêmes, qui sont susceptibles de se disperser dans
l’environnement (échappement accidentel des structures d’élevage) (Blancheton et al., 2004
In Boujard, 2004).
Par contre, un système de production aquacole est caractérisé par un impact en retour fort et
rapide des rejets émis dans le milieu aquatique sur les ressources biotiques et abiotiques
nécessaires au bon fonctionnement de l’élevage (figure n° 1) (Blancheton et al., 2004 In
Boujard, 2004). En effet, la pollution des eaux est le premier ennemi du développement
aquacole (Petit, 1999).
Figure n° 1 : Schéma global des rejets des poissons en élevage
(Blancheton et al., 2004 In Boujard, 2004)
En aquaculture intensive, une quantité considérable de déchets organiques est produite sous
forme de substances particulaires et/ou solubles (principalement les aliments non consommés,
les fèces et les excréta) qui augmentent la demande biochimique en oxygène, et les quantités
des nitrates et des phosphates dans les eaux réceptrices.
Le risque d'impacts négatifs des déchets de l'aquaculture est plus grand dans les eaux fermées
où le développement excessif de l'aquaculture intensive peut mener à l'eutrophisation quand
l’apport nutritif est bien plus important que la capacité de charge de l'écosystème. Ceci ne
peut pas constituer nécessairement un problème si le processus naturel de décomposition ou
de dilution dans les eaux réceptrices peut les assimiler, à condition que les eaux naturelles ne
soient pas surchargées, et la plus grande fertilité des eaux oligotrophes peut même avoir des
effets positifs sur l'écosystème local, augmentant la disponibilité des aliments pour les espèces
sauvages (FAO, 2006).
Les relations entre l’aquaculture et son environnement ne sont pas réductibles aux abords de
la ferme aquacole. Elles ne sont pas non plus à sens unique : si l’aquaculture à un impact sur
l’environnement, ce dernier agit sur le système d’élevage et ses sorties (production et
pollution). Se posent alors des problèmes de délimitation des impacts et d’attribution, des
responsabilités, par rapport au territoire de l’entreprise (qui, lui, est bien délimité) (Petit,
1999).
Généralités
3
Les rejets des poissons sont constitués non seulement des rejets issus de l’activité métabolique
mais également d’autre rejets, directement liés à l’activité d’élevage qui sont principalement
constitués des animaux élevés eux-mêmes, qui sont susceptibles de se disperser dans
l’environnement (échappement accidentel des structures d’élevage) (Blancheton et al., 2004
In Boujard, 2004).
Par contre, un système de production aquacole est caractérisé par un impact en retour fort et
rapide des rejets émis dans le milieu aquatique sur les ressources biotiques et abiotiques
nécessaires au bon fonctionnement de l’élevage (figure n° 1) (Blancheton et al., 2004 In
Boujard, 2004). En effet, la pollution des eaux est le premier ennemi du développement
aquacole (Petit, 1999).
Figure n° 1 : Schéma global des rejets des poissons en élevage
(Blancheton et al., 2004 In Boujard, 2004)
En aquaculture intensive, une quantité considérable de déchets organiques est produite sous
forme de substances particulaires et/ou solubles (principalement les aliments non consommés,
les fèces et les excréta) qui augmentent la demande biochimique en oxygène, et les quantités
des nitrates et des phosphates dans les eaux réceptrices.
Le risque d'impacts négatifs des déchets de l'aquaculture est plus grand dans les eaux fermées
où le développement excessif de l'aquaculture intensive peut mener à l'eutrophisation quand
l’apport nutritif est bien plus important que la capacité de charge de l'écosystème. Ceci ne
peut pas constituer nécessairement un problème si le processus naturel de décomposition ou
de dilution dans les eaux réceptrices peut les assimiler, à condition que les eaux naturelles ne
soient pas surchargées, et la plus grande fertilité des eaux oligotrophes peut même avoir des
effets positifs sur l'écosystème local, augmentant la disponibilité des aliments pour les espèces
sauvages (FAO, 2006).
Les relations entre l’aquaculture et son environnement ne sont pas réductibles aux abords de
la ferme aquacole. Elles ne sont pas non plus à sens unique : si l’aquaculture à un impact sur
l’environnement, ce dernier agit sur le système d’élevage et ses sorties (production et
pollution). Se posent alors des problèmes de délimitation des impacts et d’attribution, des
responsabilités, par rapport au territoire de l’entreprise (qui, lui, est bien délimité) (Petit,
1999).
