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En vue de renforcer les capacités techniques et institutionnelles des nations du monde entier, la COI
a intégré l’initiative PSM dans le cadre de sa Stratégie de Gestion Intégrée des Aires Côtières qui a
été approuvée par l’Assemblée de la COI en 2011. Depuis lors, la COI, avec le soutien de
la Fondation Moore, a continué à documenter la pratique internationale de PSM à travers le monde,
en synthétisant les enseignements tirés, et mettant à jour des directives techniques dans divers aspects
de la conception et de la mise en œuvre de la PSM.
Du 15 au 17 mars 2017, la Commission Européenne / CE DGAMP et Coi-UNESCO ont organisé
conjointement la 2 e Conférence internationale sur la planification de l’espace marin/maritime
(PSM). L’objectif principal de la Conférence était d’évaluer l’état de la planification de l’espace
marin/maritime (PSM) – une décennie après la première Conférence internationale sur la PSM– et
d’identifier une voie à suivre pour relever de multiples défis mondiaux à partir de 2017, les
conférenciers ont souligné le rôle de la PSM comme outil et processus important de planificatio n
pour la mise en œuvre des objectifs mondiaux de gouvernance des océans et, en particulier, l’Agenda
2030 de l’ONU pour le développement durable.
La PSM a notamment été institutionnalisée à l’échelle européenne par l’adoption de la Directive
Cadre 2014/89 sur la Planification de l’Espace Maritime en juillet 2014. Celle-ci s’applique à
l’ensemble des États-membres de l’Union Européenne (UE) ayant une façade maritime (22 États
européens sur 28). Aussi aujourd’hui, L’UNESCO qui assure son suivi et son développement, et en
rend compte sur son site internet, répertorie 140 démarches de PSM à travers le monde à l’initiative
d’États répartis sur l’ensemble des continents, « touchant » ainsi la totalité des océans (Leroy, 2018).
2.3. M i s e e n œ u v r e d e l a p l a n i f i c a t i o n d e l ’ e s p a c e m a r i t i m e
2.3.1. L’approche écosystémique (EcAp), un principe directeur de la PEM
L’EcAp est définie comme la gestion intégrée de la terre, l’eau, et des ressources vivantes qui
fournissent des services écosystémiques durables de manière équitable. Elle dépasse le traitement
individuel de problèmes, d’espèces ou de fonctions écosystémiques considérées isolément, et
reconnaît plutôt les systèmes écologiques pour ce qu’ils sont : de riches combinaisons d’éléments en
interaction permanente. Ceci est particulièrement important pour les côtes et les mers, ou par nature
l’eau assure un haut niveau de connexion entre systèmes et fonctions. Il est clair que les liens entre
l’EcAp, la PEM et la GIZC sont larges (ONU Environnement/PAM2018).
2.3.2. Les dimensions de la PEM
Comment mettre en œuvre la Planification de l’Espace Maritime? La première idée qui vient à l’esprit
est bien évidemment de transposer en mer les approches qui fonctionnent à terre: diviser l’espace
suivant les usagers et les usages, puis traiter les interactions (connexions, superpositions…). Facile à
concevoir et à mettre en œuvre sur terre (espace à deux dimensions, où l’essentiel de l’espace est
privé – un seul usager – et l’essentiel des activités exclusives – un seul usage pour un même espace),
cette approche est vouée à l’échec en mer.
La mer, un espace partagé à plusieurs dimensions; elle appartient à tout le monde, donc à personne…
A priori, toute activité y est possible pour peu qu’elle ne nuise à personne, ni à l’environnement marin.
Cet espace partagé ne se limite pas à un plan : les activités maritimes utilisent la surface, le fond
(câbles…) et le sous-sol de la mer (exploitation pétrolière…), la colonne d’eau (sous-marins,
filets…), et même l’espace aérien (éoliennes, kit-surf…). A ces dimensions s’ajoute même une
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Analyse du cadre de l\'économie bleue et de la planification de l\'espace maritime en Algérie: cas de la zone marine et côtière de la wilaya d\'Alger - 26/135

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