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2. L A P L A N I F I C A T I O N S P A T I A L E M A R I T I M E ( P S M )
Longtemps, les activités maritimes n’ont pas fait l’objet d’une véritable gestion : on considérait alors
que la mer était infinie, ses ressources inépuisables et sa capacité d’absorber les déchets illimitée.
Devant l’évidence des impacts croissants des activités humaines sur l’environnement marin
(pollution, disparition de la biodiversité…) et sur ses ressources (surpêche et pollution), une gestion
sectorielle s’est progressivement développée (quotas pour la pêche, balisage et dispositifs de
séparation de trafic pour la navigation, normes pour les navires de transport…). Chaque secteur
développe néanmoins sa propre planification, sans souci exagéré de cohérence avec les autres
secteurs. Désormais, cette gestion sectorielle ne suffit plus car les conflits se multiplient, pour
l’espace maritime et/ou pour les ressources qu’il renferme, les risques augmentent du fait de la
densité croissante des usages de la mer, les synergies sont insuffisamment exploitées alors que
les impacts cumulés deviennent inacceptables. L’idée d’appliquer à la mer les principes de
l’aménagement du territoire était logique, et la PEM est désormais un instrument central dans la mise
en œuvre des politiques maritimes intégrées.
2.1. Q u ' e s t - c e q u e l a p l a n i f i c a t i o n d e l ’ e s p a c e m a r i t i m e ?
De ce fait La Planification de l’Espace Maritime (en anglais “Maritime Spatial Planning” ou “Marine
Strategic Planning”) est à la mer ce que l’aménagement du territoire est à la terre: une approche de
l’organisation des activités destinée à limiter les conflits entre acteurs et activités, favoriser les
synergies et limiter les impacts environnementaux cumulés.
En 2009, l’ONU a défini la planification spatiale marine (PSM) comme un processus public
permettant d’analyser et de répartir, dans le temps et dans l’espace, les activités humaines dans les
zones marines afin d’atteindre des objectifs écologiques, économiques et sociaux habituelleme nt
déterminés par un processus politique. La PEM est une méthode pratique pour créer et établir une
organisation plus rationnelle de l’utilisation de l’espace marin et les interactions entre les usages de
cette espace, pour équilibrer la demande de développement avec le besoin de protéger l’écosystè me
marin et d’atteindre les objectifs socio-économiques d’une façon intégrée, planifiée et transparente
(COM, 2008).
La Planification Spatiale Marine (PSM) qui est un outil de la GIZC est le nouveau dispositif des États
modernes cherchant à aménager l’espace marin au sein de leurs juridictions maritimes nationales.
Pour ce faire, la PSM repose sur les connaissances de certaines disciplines scientifiques et la
puissance des géo-technologies (ex. SIG) pour informer et cartographier les conditions existantes en
mer. Comme de nombreux contextes normatifs d’aménagement de l’espace géographique, ce
dispositif centre son exercice décisionnel sur l’acquisition, le traitement et la représentatio n
cartographique de données relatives au monde humain (activités) et non-humain (écosystèmes), ici
en mer. Leur information et cartographie instituent ainsi sur plan, une certaine réalité géographiq ue
(Leroy, 2018). Selon Auffret (2009), qui s’appuie sur la conclusion du conseil européen de Lisbonne
du 14 décembre 2007, la planification spatiale maritime est l’un des principaux outils de mise en
œuvre de la politique maritime de l’Union européenne adoptée par le conseil européen qui vise à
«mettre en place un cadre cohérent afin d’exploiter les synergies entre les différents domaines
d’intervention liés à la mer et résoudre les conflits potentiels ». Il n’est donc pas question de
privilégier une approche sur une autre (l’économique sur l’environnemental ou vice versa) mais de
dépasser les clivages entre les secteurs pour favoriser le développement durable des activités
d’exploitation de la mer qui doit rester une « ressource productive ».
2. L A P L A N I F I C A T I O N S P A T I A L E M A R I T I M E ( P S M )
Longtemps, les activités maritimes n’ont pas fait l’objet d’une véritable gestion : on considérait alors
que la mer était infinie, ses ressources inépuisables et sa capacité d’absorber les déchets illimitée.
Devant l’évidence des impacts croissants des activités humaines sur l’environnement marin
(pollution, disparition de la biodiversité…) et sur ses ressources (surpêche et pollution), une gestion
sectorielle s’est progressivement développée (quotas pour la pêche, balisage et dispositifs de
séparation de trafic pour la navigation, normes pour les navires de transport…). Chaque secteur
développe néanmoins sa propre planification, sans souci exagéré de cohérence avec les autres
secteurs. Désormais, cette gestion sectorielle ne suffit plus car les conflits se multiplient, pour
l’espace maritime et/ou pour les ressources qu’il renferme, les risques augmentent du fait de la
densité croissante des usages de la mer, les synergies sont insuffisamment exploitées alors que
les impacts cumulés deviennent inacceptables. L’idée d’appliquer à la mer les principes de
l’aménagement du territoire était logique, et la PEM est désormais un instrument central dans la mise
en œuvre des politiques maritimes intégrées.
2.1. Q u ' e s t - c e q u e l a p l a n i f i c a t i o n d e l ’ e s p a c e m a r i t i m e ?
De ce fait La Planification de l’Espace Maritime (en anglais “Maritime Spatial Planning” ou “Marine
Strategic Planning”) est à la mer ce que l’aménagement du territoire est à la terre: une approche de
l’organisation des activités destinée à limiter les conflits entre acteurs et activités, favoriser les
synergies et limiter les impacts environnementaux cumulés.
En 2009, l’ONU a défini la planification spatiale marine (PSM) comme un processus public
permettant d’analyser et de répartir, dans le temps et dans l’espace, les activités humaines dans les
zones marines afin d’atteindre des objectifs écologiques, économiques et sociaux habituelleme nt
déterminés par un processus politique. La PEM est une méthode pratique pour créer et établir une
organisation plus rationnelle de l’utilisation de l’espace marin et les interactions entre les usages de
cette espace, pour équilibrer la demande de développement avec le besoin de protéger l’écosystè me
marin et d’atteindre les objectifs socio-économiques d’une façon intégrée, planifiée et transparente
(COM, 2008).
La Planification Spatiale Marine (PSM) qui est un outil de la GIZC est le nouveau dispositif des États
modernes cherchant à aménager l’espace marin au sein de leurs juridictions maritimes nationales.
Pour ce faire, la PSM repose sur les connaissances de certaines disciplines scientifiques et la
puissance des géo-technologies (ex. SIG) pour informer et cartographier les conditions existantes en
mer. Comme de nombreux contextes normatifs d’aménagement de l’espace géographique, ce
dispositif centre son exercice décisionnel sur l’acquisition, le traitement et la représentatio n
cartographique de données relatives au monde humain (activités) et non-humain (écosystèmes), ici
en mer. Leur information et cartographie instituent ainsi sur plan, une certaine réalité géographiq ue
(Leroy, 2018). Selon Auffret (2009), qui s’appuie sur la conclusion du conseil européen de Lisbonne
du 14 décembre 2007, la planification spatiale maritime est l’un des principaux outils de mise en
œuvre de la politique maritime de l’Union européenne adoptée par le conseil européen qui vise à
«mettre en place un cadre cohérent afin d’exploiter les synergies entre les différents domaines
d’intervention liés à la mer et résoudre les conflits potentiels ». Il n’est donc pas question de
privilégier une approche sur une autre (l’économique sur l’environnemental ou vice versa) mais de
dépasser les clivages entre les secteurs pour favoriser le développement durable des activités
d’exploitation de la mer qui doit rester une « ressource productive ».
