Partie III : 2.Évaluation du processus GIZC au niveau de la ZCA
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composantes a été délimité ainsi que les principales caractéristiques de chaque commune,
notamment en termes de surfaces occupées par le domaine littoral et la taille du linéaire côtier
(CNERU, 2004).
Difficultés d’accessibilité et de mobilisation des données existantes
La connaissance des dynamiques territoriales, notamment à travers un système de monitoring
permanent, est considérée comme fondamentale pour la mise en place d'actions de gestion
adéquates (European Commission, 1999). En effet, les lacunes de connaissances sont
préjudiciables à la gestion et la conservation des espaces littoraux. Or, notre enquête montre
qu’en Algérie l’accès à ces données et ces connaissances reste difficilement. En effet, la majeure
partie des données produites restent confinées au niveau des institutions qui en sont propriétaires
et elles restent très souvent soumises à des demandes d’autorisations d’accès. Cette situation ne
favorise pas leur mobilisation par les autres acteurs, ce qui pourrait en partie expliquer les avis
recueillis sur la qualité des données existantes.
Cette faible organisation des données est clairement ressortie des résultats d’enquêtes auprès des
acteurs institutionnels. Comme le précise (Larid, 2017) : ‘ En Algérie, même si le discours
officiel fait souvent référence à la nécessité de promouvoir les systèmes de données et
d’information, des difficultés d’ordre institutionnel et humain rendent difficiles leur
développement, pourtant nécessaire aux prises de décisions, à plus forte raison pour la
promotion d’un processus d’intégration’. Ces difficultés d’accès aux données ne sont pas
inhérentes au cadre de la GIZC, elles le sont dans d’autres cas notamment dans la gestion des
incendies de forêt. ‘L’absence d’archivage systématique fait que les sources documentaires sont
à la fois dispersées, très disparates et parfois incomplètes’ (Meddour, 2013).
Nécessité d’avoir une visibilité sur l’ensemble des données existantes
L’enquête fait ressortir la nécessité d’établir un diagnostic approfondi sur les divers systèmes
d’informations actuellement existants. Cela, dans le but d’avoir un inventaire des divers
organismes produisant les données littorales, le type de données produites et d’identifier les
manques à combler.
En effet, la mise en place d’un SIG se traduit par la mise en commun de données, de
compétences, de ressources matérielles et par la multiplication des échanges entre les partenaires
(De Sède and Thériault, 1996). Pour se faire, il est nécessaire de considérer 4 composantes
suivantes : la composante outils techniques (matériel et logiciel), les compétences humaines
(personnel et organisation), la composante informationnelle (données), et une composante
procédure et méthodes qui lient et coordonnent l’ensemble des ressources (Joliveau, 2004). Les
SIG permettent alors de replacer dans un cadre cohérent les informations géographiques acquises
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