Chapitre II
La conchyliculture en Algérie
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2.3 Discussion générale
L’étude bibliographique des paramètres physico-chimiques et biologiques des
milieux conchylicoles situés à Ain Tagourait et à Ain Taya a permis de donner un
aperçu sur l’état de la qualité des eaux d’élevage sur plusieurs années.
RENZONI (1961) trouve que la filtration est très bonne à 23 et 28°c et meilleure
à 18°c. Elle est nettement ralentie à 10 et 14°c. LUBET(1973) estime qu'entre 10 et
20°c, la température semble avoir peu d'effet sur la filtration. Par contre, celle-ci serait
stoppée au-dessous de 8°c. Cet auteur rappelle que M. galloprovencialis peut se
développer dans des eaux où la température hivernale moyenne est de 7-8°c, comme
dans des eaux soumises à des températures estivales moyennes de 26-27°c.
D’après cette synthèse bibliographique, les résultats relatifs à la température
qualifient les eaux d’élevage de très bonnes pour la conchyliculture. « En effet chez les
bivalves, de nombreuses études ont été réalisées concernant les relations existant entre
la température du milieu et la croissance des individus. Certains auteurs s’accordent à
dire que les températures trop basses limiteraient la croissance. Selon AGUIRE (1974),
Mytilus edulis a un accroissement mensuel moyen de 4,2 mm sur les côtes atlantiques
d’Espagne. Il est de 1.05mm en Hollande d’après PIETERS et al (1979) et en mer
baltique. KAUTSKY (1982) signale que l’espèce présente une croissance de 1.3 mm
par an. Cet auteur signale que cette espèce subit un ralentissement de la croissance à
mesure que l’on se déplace vers les zones septentrionales, en relation avec les baisses de
température. » (CHEBAB ,1996).
Concernent la salinité, MARTEIL (1976), a trouvé une filtration très diminuée,
voire stoppée, à des salinités inférieures à 15‰ et supérieures à 40‰. L’optimum se
situe entre 30 et 38‰. LUBET (1973), rapporte qu'à 15°c, il y a pompage lorsque la
salinité est comprise entre 19 et 43‰, l'optimum se situe entre 28 et 34‰. MARTEIL
(1976), montre toutefois que ces animaux sont capables de filtrer à des salinités aussi
basses.
Les valeurs de salinités relevées au niveau du ces fermes, sur les différentes
années d’étude, sont classées selon ces différents auteurs comme les meilleures et
conviendraient parfaitement à l’élevage conchylicole.
La solubilité de l’oxygène dissous dépend de la température et de la salinité, elle
diminue avec l’augmentation de ces deux paramètres et inversement (OUBOT, 1990 in
SAADOUNI, 2012).
La conchyliculture en Algérie
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2.3 Discussion générale
L’étude bibliographique des paramètres physico-chimiques et biologiques des
milieux conchylicoles situés à Ain Tagourait et à Ain Taya a permis de donner un
aperçu sur l’état de la qualité des eaux d’élevage sur plusieurs années.
RENZONI (1961) trouve que la filtration est très bonne à 23 et 28°c et meilleure
à 18°c. Elle est nettement ralentie à 10 et 14°c. LUBET(1973) estime qu'entre 10 et
20°c, la température semble avoir peu d'effet sur la filtration. Par contre, celle-ci serait
stoppée au-dessous de 8°c. Cet auteur rappelle que M. galloprovencialis peut se
développer dans des eaux où la température hivernale moyenne est de 7-8°c, comme
dans des eaux soumises à des températures estivales moyennes de 26-27°c.
D’après cette synthèse bibliographique, les résultats relatifs à la température
qualifient les eaux d’élevage de très bonnes pour la conchyliculture. « En effet chez les
bivalves, de nombreuses études ont été réalisées concernant les relations existant entre
la température du milieu et la croissance des individus. Certains auteurs s’accordent à
dire que les températures trop basses limiteraient la croissance. Selon AGUIRE (1974),
Mytilus edulis a un accroissement mensuel moyen de 4,2 mm sur les côtes atlantiques
d’Espagne. Il est de 1.05mm en Hollande d’après PIETERS et al (1979) et en mer
baltique. KAUTSKY (1982) signale que l’espèce présente une croissance de 1.3 mm
par an. Cet auteur signale que cette espèce subit un ralentissement de la croissance à
mesure que l’on se déplace vers les zones septentrionales, en relation avec les baisses de
température. » (CHEBAB ,1996).
Concernent la salinité, MARTEIL (1976), a trouvé une filtration très diminuée,
voire stoppée, à des salinités inférieures à 15‰ et supérieures à 40‰. L’optimum se
situe entre 30 et 38‰. LUBET (1973), rapporte qu'à 15°c, il y a pompage lorsque la
salinité est comprise entre 19 et 43‰, l'optimum se situe entre 28 et 34‰. MARTEIL
(1976), montre toutefois que ces animaux sont capables de filtrer à des salinités aussi
basses.
Les valeurs de salinités relevées au niveau du ces fermes, sur les différentes
années d’étude, sont classées selon ces différents auteurs comme les meilleures et
conviendraient parfaitement à l’élevage conchylicole.
La solubilité de l’oxygène dissous dépend de la température et de la salinité, elle
diminue avec l’augmentation de ces deux paramètres et inversement (OUBOT, 1990 in
SAADOUNI, 2012).
