Chapitre III
Présentation de la zone d'étude
3.1.2 La salinité (S)
La salinité est le descripteur indispensable en milieu marin. En océanographie physique, la
mesure très précise de la salinité (couplée à la température) sert à calculer la masse
volumique de l'eau de mer, paramètre nécessaire à la connaissance de la circulation
océanique. Pour caractériser les masses d'eau (essentiellement océaniques) et étudier leur
mélange, on utilise les diagrammes température-salinité (comparant les relations en eaux du
large et en eaux côtières).
Comme la salinité y varie dans de larges gammes, elle peut constituer un critère de répartition
des espèces vivantes (Aminot et al, 2004).
3.1.3 Le potentiel d'Hydrogène (pH)
Le PH est relatif à la concentration en ions hydrogène (H+) dans un milieu, donc à l'acidité de
ce milieu. Cette notion a été introduite par Sorensen en 1909 qui l'avait défini comme le
cologarithme décimal de la concentration en ions H+:
PH = -Iog10 [H].
En l'absence d'influences externes, le PH est le reflet des équilibres entre les espèces
chimiques majeures du milieu, mais il est également l'indicateur de certaines pollutions
directes ou indirectes. En retour, il influence de nombreux processus chimiques ou
biologiques en régulant, d'une part, les concentrations ou la spéciation d'espèces mineures
telles que les métaux (précipitation, dissolution, complexation), d'autre part, les réactions
enzymatiques, très sensibles à de petites variations de ce facteur. (Knutzen, 1981 ; Hinga,
2002 ; in Aminot et all, 2004).
La mesure du PH aura deux applications à considérer séparément : le suivi de la qualité des
eaux, d'une part, et les études thermodynamiques des équilibres chimiques, d'autre part.
Le pH de l'eau de mer est affecté par les processus naturels qui déplacent les équilibres du
système carbonique, comme la poussée du phytoplancton, consommatrice de CO2, ou la
reminéralisation de la matière organique, productrice de CO2. Les variations qui en découlent
dépassent rarement 2 à 3 dixièmes d'unité de pH (Aminot et al, 2004).
La faune et la flore aquatique est très sensible aux variations du pH, ainsi un développement
correct n’est possible que si la valeur de ce paramètre est comprise entre 6 et 9.En plus de son
influence sur les organismes, ce paramètre agit sur d’autres éléments tel que les métaux, où il
est capable de diminuer ou d‘augmenter la disponibilité et donc la toxicité (Adem, 2011).
3.1.4 L'oxygène dessous (OD)
Ce paramètre détermine la qualité du milieu (Aminot et Chausse-Pied, 1983), et gouverne la
plus part des processus biologiques des écosystèmes aquatiques (Aminot et al, 2004).
La mesure de ce paramètre concerne exclusivement la mesure de l'oxygène moléculaire (O2)
en solution. Sa concentration et sa saturation dans l'eau de mer est régie par plusieurs
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Présentation de la zone d'étude
3.1.2 La salinité (S)
La salinité est le descripteur indispensable en milieu marin. En océanographie physique, la
mesure très précise de la salinité (couplée à la température) sert à calculer la masse
volumique de l'eau de mer, paramètre nécessaire à la connaissance de la circulation
océanique. Pour caractériser les masses d'eau (essentiellement océaniques) et étudier leur
mélange, on utilise les diagrammes température-salinité (comparant les relations en eaux du
large et en eaux côtières).
Comme la salinité y varie dans de larges gammes, elle peut constituer un critère de répartition
des espèces vivantes (Aminot et al, 2004).
3.1.3 Le potentiel d'Hydrogène (pH)
Le PH est relatif à la concentration en ions hydrogène (H+) dans un milieu, donc à l'acidité de
ce milieu. Cette notion a été introduite par Sorensen en 1909 qui l'avait défini comme le
cologarithme décimal de la concentration en ions H+:
PH = -Iog10 [H].
En l'absence d'influences externes, le PH est le reflet des équilibres entre les espèces
chimiques majeures du milieu, mais il est également l'indicateur de certaines pollutions
directes ou indirectes. En retour, il influence de nombreux processus chimiques ou
biologiques en régulant, d'une part, les concentrations ou la spéciation d'espèces mineures
telles que les métaux (précipitation, dissolution, complexation), d'autre part, les réactions
enzymatiques, très sensibles à de petites variations de ce facteur. (Knutzen, 1981 ; Hinga,
2002 ; in Aminot et all, 2004).
La mesure du PH aura deux applications à considérer séparément : le suivi de la qualité des
eaux, d'une part, et les études thermodynamiques des équilibres chimiques, d'autre part.
Le pH de l'eau de mer est affecté par les processus naturels qui déplacent les équilibres du
système carbonique, comme la poussée du phytoplancton, consommatrice de CO2, ou la
reminéralisation de la matière organique, productrice de CO2. Les variations qui en découlent
dépassent rarement 2 à 3 dixièmes d'unité de pH (Aminot et al, 2004).
La faune et la flore aquatique est très sensible aux variations du pH, ainsi un développement
correct n’est possible que si la valeur de ce paramètre est comprise entre 6 et 9.En plus de son
influence sur les organismes, ce paramètre agit sur d’autres éléments tel que les métaux, où il
est capable de diminuer ou d‘augmenter la disponibilité et donc la toxicité (Adem, 2011).
3.1.4 L'oxygène dessous (OD)
Ce paramètre détermine la qualité du milieu (Aminot et Chausse-Pied, 1983), et gouverne la
plus part des processus biologiques des écosystèmes aquatiques (Aminot et al, 2004).
La mesure de ce paramètre concerne exclusivement la mesure de l'oxygène moléculaire (O2)
en solution. Sa concentration et sa saturation dans l'eau de mer est régie par plusieurs
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