Chapitre II
Les interactions Environnement-Aquaculture
l’apport de matière organique et, proportionnellement une augmentation du nombre de
bactéries nitrifiantes et lipolytiques (Sohieret & Bianchi, 1984).
La présence de bactéries coliformes dans les effluents d'une ferme est variable et semble
dépendre de la température et de l’oxygène dissous (Essid et al, 2007).
La présence d'antibiotiques dans le milieu peut engendrer des modifications de la diversité
phénotypique, portant sur la morphologie et la couleur des colonies, la morphologie et la
mobilité des cellules, et leur activité métabolique (Delery, 1999). L’usage excessif et abusif
des antibiotiques dans les élevages, les cultures et l’aquaculture contribue à l’antibiorésistance
et favorise sa propagation dans l’environnement, dans la chaîne alimentaire et chez l’homme
(Faye, 2005).
De nombreux travaux de l'équipe (McPhearson et al, 1991) ont mis en évidence des
phénomènes de résistance aux antibiotiques des bactéries situées près des fermes aquacoles.
Cette antibiorésistance s'effectue par l'intermédiaire de bactéries possédant des plasmides ou
facteurs de résistance (Carleta et al, 2012).
Le développement d'un tel phénomène dépend de la fréquence d'administration, de la
diversité, du dosage et du type des antibiotiques utilisés (Anses, 2014). Des facteurs comme la
température de l'eau ou le taux de dilution peuvent également intervenir sur l'acquisition de la
résistance aux antibiotiques par les bactéries (Sarter & Guichard, 2009).
2.1.3.2 Populations phytoplanctoniques
L'apport dans la colonne d'eau de produits de rejets solubles, comme l'ammonium ou le
phosphore, par les fermes aquacoles a un impact direct sur les producteurs primaires en leur
fournissant le substrat minéral nécessaire à leur croissance. De nombreuses études ont montré
que les rejets des élevages stimulaient la croissance des algues (Barnabe, 1983) l'excès de
matières nutritives conduisant à l'eutrophisation du milieu.
En outre, réchauffement superficiel de l'eau, sous l'action du soleil, créera une stratification
superficielle de la masse d'eau qui, d'une part, contribuera à maintenir le phytoplancton à des
niveaux lumineux élevés et, d'autre part, favorisera le développement d'espèces à croissance
lente (Laiolo et al, 2014) comme la plupart des espèces de dinoflagellés, dont certaines sont
toxiques.
Les rejets des élevages n'apportent pas que des sels minéraux mais aussi de la matière
organique en grande abondance qui peut stimuler la croissance des algues, soit en apportant
les vitamines qui leur sont nécessaires (biotine, vitamine B12) et qui sont contenues dans la
nourriture des poissons, soit par des produits de dégradation (Ke et al, 2016). Compte-tenu de
la spécificité physiologique des algues phytoplanctoniques, ces apports peuvent modifier la
composition de ces communautés (Wei et al, 2012) en favorisant, en particulier, le
développement des dinoflagellés.
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Les interactions Environnement-Aquaculture
l’apport de matière organique et, proportionnellement une augmentation du nombre de
bactéries nitrifiantes et lipolytiques (Sohieret & Bianchi, 1984).
La présence de bactéries coliformes dans les effluents d'une ferme est variable et semble
dépendre de la température et de l’oxygène dissous (Essid et al, 2007).
La présence d'antibiotiques dans le milieu peut engendrer des modifications de la diversité
phénotypique, portant sur la morphologie et la couleur des colonies, la morphologie et la
mobilité des cellules, et leur activité métabolique (Delery, 1999). L’usage excessif et abusif
des antibiotiques dans les élevages, les cultures et l’aquaculture contribue à l’antibiorésistance
et favorise sa propagation dans l’environnement, dans la chaîne alimentaire et chez l’homme
(Faye, 2005).
De nombreux travaux de l'équipe (McPhearson et al, 1991) ont mis en évidence des
phénomènes de résistance aux antibiotiques des bactéries situées près des fermes aquacoles.
Cette antibiorésistance s'effectue par l'intermédiaire de bactéries possédant des plasmides ou
facteurs de résistance (Carleta et al, 2012).
Le développement d'un tel phénomène dépend de la fréquence d'administration, de la
diversité, du dosage et du type des antibiotiques utilisés (Anses, 2014). Des facteurs comme la
température de l'eau ou le taux de dilution peuvent également intervenir sur l'acquisition de la
résistance aux antibiotiques par les bactéries (Sarter & Guichard, 2009).
2.1.3.2 Populations phytoplanctoniques
L'apport dans la colonne d'eau de produits de rejets solubles, comme l'ammonium ou le
phosphore, par les fermes aquacoles a un impact direct sur les producteurs primaires en leur
fournissant le substrat minéral nécessaire à leur croissance. De nombreuses études ont montré
que les rejets des élevages stimulaient la croissance des algues (Barnabe, 1983) l'excès de
matières nutritives conduisant à l'eutrophisation du milieu.
En outre, réchauffement superficiel de l'eau, sous l'action du soleil, créera une stratification
superficielle de la masse d'eau qui, d'une part, contribuera à maintenir le phytoplancton à des
niveaux lumineux élevés et, d'autre part, favorisera le développement d'espèces à croissance
lente (Laiolo et al, 2014) comme la plupart des espèces de dinoflagellés, dont certaines sont
toxiques.
Les rejets des élevages n'apportent pas que des sels minéraux mais aussi de la matière
organique en grande abondance qui peut stimuler la croissance des algues, soit en apportant
les vitamines qui leur sont nécessaires (biotine, vitamine B12) et qui sont contenues dans la
nourriture des poissons, soit par des produits de dégradation (Ke et al, 2016). Compte-tenu de
la spécificité physiologique des algues phytoplanctoniques, ces apports peuvent modifier la
composition de ces communautés (Wei et al, 2012) en favorisant, en particulier, le
développement des dinoflagellés.
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