Chapitre II
Matériel et méthodes
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3.3 Détermination des stocks par la forme des otolithes
3.3.1 Etude de la forme des otolithes
Les otolithes ont depuis longtemps été une source d‟inspiration pour l‟étude de l‟âge ainsi que
l‟identification des stocks de poisson. Les nombreux travaux réalisés ces dernières années
(Messaoud et al., 2011 ; Mahé, 2019) montrent de bonnes performances de discrimination de
groupes de poissons.
En effet, si grâce aux otolithes qu‟on arrive à différencier entre les différentes espèces de
poisson, au sein d‟une même espèce la forme de l‟otolithe présente des variations intraspécifiques (Libungan et Palsson, 2015).
En raison des effets combinés de la génétique et de l'environnement, les poissons d‟une même
espèce avec des histoires de vies différentes montrent souvent des variations dans la
morphologie des otolithes (Vignon et Morat, 2010 in Jemaa, 2014). La forme de l‟otolithe
peut varier en raison de la taille, site, ou profondeur ou autre raisons environnementales (Begg
et al., 2001 ; Stransky and MacLellan 2005 ; Hüssy 2008). Cela a conduit à l'élaboration de
l'analyse de la forme des otolithes comme un outil pour l'identification des stocks (Campana
et Casselman, 1993 in Jemaa, 2014).
Quant au gobie noir Gobius niger, notre travail est le premier qui consiste à affirmer ou
confirmer la présence ou l‟absence d‟homogénéité entre les populations de G. niger présentes
dans diverses régions de la côte algérienne, en utilisant à la fois les caractères méristiques de
l‟espèce, ainsi que la forme de l‟otolithe.
3.3.2 Définition et structuration des otolithes
Le mot otolithe vient du grec, otos : oreille et lithos : pierre. Donc, otolithe signifie
littéralement pierre d‟oreille, il s‟agit bien de “pierre” et non d‟os (Dunkelberger et al., 1980 ;
Tavolga et al., 1981 in Hebbar, 2013).
Les otolithes sont donc des concrétions calcaires localisées dans le labyrinthe membraneux de
l'oreille interne des poissons (Jemaa, 2014). Ils jouent un rôle important dans les fonctions de
maintien de l‟équilibre et d‟orientation du poisson (Oxman et al., 2007). Les otolithes
montrent une série de structures d'accroissement qui se forment régulièrement sur une échelle
de temps s'étalant d'un rythme journalier à un rythme annuel (Panfili et al., 2002). Il en existe
trois paires d‟otolithes qui se diffèrent en forme et en taille, répartis dans différentes cavités
cérébrales (Popper et Lu, 2000 in Hebbar, 2013) (respectivement le lapillus, la sagittae et
l‟asteriscus).
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Contribution à l’étude du gobie noir Gobius niger L., 1785 (Actinopterygii, Gobiiformes) de la côte algérienne : dynamique des populations. - 31/107

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