Chapitre II.
Matériel et méthodes d’étude
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4. Analyse du contour de l’opercule
Plusieurs étude utilise un marqueur ou la combinaison de plusieurs marqueurs dans l’étude des
variation inter et intra population d’une ou de plusieurs espèces. Permis lesquels, nous pouvons
citer les marqueurs phénotypiques.
Les marqueurs phénotypiques regroupent les marqueurs liés à la morphologie du poisson, aux
traits d’histoire de vie, à la croissance de l’otolithe et à sa forme. Ils permettent de distinguer à la
fois les stocks halieutiques et les stocks phénotypiques (Mahé, 2019).
Selon Cadrin et al. (2014), l’adaptation génétique et la plasticité aux conditions
environnementales locales vont toutes deux contribuer à une différentiation de ces marqueurs
phénotypiques entre les stocks. Les marqueurs utilisés les plus anciens sont les critères liés à la
morphologie du poisson avec les descripteurs méristiques et morphométriques car ils reflètent
particulièrement les adaptations morphologiques en réponse à des différences environnementales
(température, salinité, lumière, nourriture… etc.) Les marqueurs morphologiques sont par
exemple des caractères méristiques comme le nombre de vertèbres ou de rayons des nageoires,
des mesures biométriques et des mesures morphométriques reconstruisant la forme du poisson
selon des points homologues (Strauss et Bookstein, 1982).
Le contour de la forme des otolithes est actuellement utilisé par plusieurs auteurs dans
différentes régions pour étudier les variations intraspécifiques afin de discriminer les stocks de la
même espèce en halieutiques. Ceci peut s’expliquer par les avancées récentes en termes
d’analyse d’images et de traitement des données en particulier avec le développement d’outils
statistiques tels que le package Shape sur la plateforme R. Cette technique permet de réaliser des
études pour des échantillons de plus grande taille et à faible coût par rapport à la génétique.
De même, la variabilité génétique est un facteur influençant fortement la forme de l’otolithe
(Campana et Casselman, 1993 ; Cadrin et Friedland, 1999 ; Cardinale et al., 2004 ; Vignon et
Morat, 2010 ; Vignon, 2012). L’utilisation de cette méthode nous a données l’idées de tester une
telle expérience sur les pièces osseuses du crâne de poisson.
L’opercule gauche a été choisi comme pièces afin d’entreprendre cette technique très utile dans
l’étude des populations et la discrimination des stocks pour étudier les variations entre espèce de
triglidés.
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