CHAPITRE I
La pollution du milieu marin par les hydrocarbures et
les procédés de remédiation

 

 
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facteurs limitants : (i) la nappe de pétrole doit être d’une épaisseur minimum de 2 mm et
d’une viscosité faible (<500 Cst) pour être enflammée (Faiferlick, 1997), (ii) les conditions
météorologiques doivent être appropriées (moins de 20 noeuds de vent, une houle inférieure à
1 mètre) pour permettre la combustion de la nappe (Faiferlick, 1997), et (iii) une distance visà-vis des habitations est à respecter puisque 1 à 3% du pétrole brulé forme un nuage composé
de dioxyde d’azote, de dioxyde de souffre, de monoxyde de carbone, d’hydrocarbures
aromatiques polycycliques et d’autres produits de combustion toxiques (Ferek et al., 1997).
De plus, comparée à la technique de récupération mécanique, l’importante toxicité des
déchets de combustion (Gunderson et al., 1996; Cohen et al., 2001), impose aux cellules
d’intervention de grandes précautions et une connaissance de la sensibilité des écosystèmes
environnant. Ainsi cette technique très controversée reste peu souvent employée.
I.7.1.3 Dispersion.

 
Cette méthode est complémentaire de la récupération mécanique ; son efficacité étant
optimale pour un état de la mer entre 2 et 4 Beaufort (Merlin, 2005). Le dispersant est un
solvant contenant des surfactants (surface active agents), molécules à propriété tensioactive.
Le dispersant permet le transfert de la nappe de pétrole de la surface de la mer vers la colonne
d’eau, sous forme de gouttelettes d’hydrocarbures. Judicieusement appliqué, les avantages
environnementaux du dispersant sont nombreux. L’utilisation de dispersant permet, en
premier lieu, d’éliminer la nappe en surface et par là supprime le risque de mazoutage des
oiseaux et mammifères marins ainsi que sa dérive vers la côte, et donc, la contamination des
écosystèmes côtiers. De plus, la formation de gouttelettes d’hydrocarbures, en augmentant le
ratio surface/volume, permet de potentialiser l’attaque microbienne et par là, la dégradation de
ces hydrocarbures (Tiehm, 1994; Churchill et al., 1995; Swannell et Daniel, 1999).
Les principales caractéristiques de ces produits sont essentiellement : de très hautes
performances, une faible toxicité garantissant la préservation du milieu marin, une efficacité
sur des hydrocarbures visqueux et émulsionnés. L'obtention d'une bonne dispersion d'une
nappe d'hydrocarbures, nécessite, d'une part, d'intervenir rapidement, avant que le
vieillissement ne soit trop avancé, et, d'autre part, que les conditions énergétiques (état de la
mer et vitesse du vent) soient suffisamment importantes pour s'opposer à une remontée rapide
des gouttelettes de pétrole. La mise en œuvre des produits dispersants peut être effectuée par
épandage à l'aide de rampes de pulvérisation, à partir de navires, avions ou hélicoptères.
L’utilisation des produits dispersants peut présenter des risques pour l’environnement marin,
la transformation du pétrole flottant à la surface en une multitude de fines gouttelettes de
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Isolement et caractérisation des bactéries marines dégradant les différentes fractions du pétrole : cas d’étude : port de Sidi Fredj - 50/241

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