CONCLUSIONS
ET
PERSPECTIVES
154
La seconde méthode était basée sur le séquençage des gènes codant l’ARNr 16S pour étudier
la diversité taxonomique de la microflore obtenue à partir d’enrichissements des échantillons
d’eau et de sédiment contaminés en utilisant un milieu minéral additionné d’hydrocarbures
comme unique source de carbone et d’énergie. L’identification des bactéries sélectionnées,
nous a permis d’obtenir une flore bactérienne variée. Le groupe prédominant parmi les isolats
est celui des Protéobactéries, constituant 82% des séquences obtenues. La classe des GammaProtéobactéries est la plus abondante, ce groupe phylogénétique est reconnu comme un
élément très important des écosystèmes contaminés par les hydrocarbures et jouent un rôle clé
dans leur dégradation. De ce groupe, le genre Alcanivorax était le plus prépondérant et le plus
fréquemment isolé. Les bactéries liées à ce genre sont considérées comme des bactéries
hydrocarbonoclastes, hautement spécialisées dans la dégradation des alcanes, et qui
prédominent en présence de pétrole brut, et en particulier de n-alcanes. Les bactéries
appartenant au genre Alcanivorax sont des bactéries cosmopolites que l'on trouve à de faibles
concentrations dans des environnements marins préservés, mais qui deviennent rapidement
prédominants dans des sites contaminés par des hydrocarbures (Hara et al., 2003, Yakimov et
al., 2005).
• Capacités de biodégradation du pétrole et ses dérivés
La capacité de biodégradation du pétrole par les différentes souches sélectionnées a été
mesurée par Chromatographie en phase gazeuse (GC-FID). Nos résultats indiquent que le
groupe Gamma-Protéobactéries était le principal acteur de cette dégradation, les souches
appartenant aux genres Marinobacter et Alcanivorax étaient les plus performantes avec 61%
et 57% de pétrole brut dégradé respectivement. Ces bactéries sont considérées comme des
acteurs majeurs de la bioremédiation des environnements marins contaminés par le pétrole
(Kasai et al., 2002; Catania et al., 2015). Il est bien connu que ces bactéries marines utilisent
les hydrocarbures comme source de carbone et d’énergie. Elles ont été également utilisées
pour la biorestauration des systèmes marins et côtiers pollués (Cappello et Yakimov, 2010).
Les souches liées à Labrenzia et Halomonas étaient les moins performantes avec seulement
8% et 12% de pétrole brut dégradé. La minéralisation des hydrocarbures aliphatiques par les
bactéries était plus importante que celle des hydrocarbures aromatiques bien que plusieurs
souches aient pu dégrader la totalité du pyrène, hydrocarbures aromatique polycycliques à
haut poids moléculaire.
ET
PERSPECTIVES
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La seconde méthode était basée sur le séquençage des gènes codant l’ARNr 16S pour étudier
la diversité taxonomique de la microflore obtenue à partir d’enrichissements des échantillons
d’eau et de sédiment contaminés en utilisant un milieu minéral additionné d’hydrocarbures
comme unique source de carbone et d’énergie. L’identification des bactéries sélectionnées,
nous a permis d’obtenir une flore bactérienne variée. Le groupe prédominant parmi les isolats
est celui des Protéobactéries, constituant 82% des séquences obtenues. La classe des GammaProtéobactéries est la plus abondante, ce groupe phylogénétique est reconnu comme un
élément très important des écosystèmes contaminés par les hydrocarbures et jouent un rôle clé
dans leur dégradation. De ce groupe, le genre Alcanivorax était le plus prépondérant et le plus
fréquemment isolé. Les bactéries liées à ce genre sont considérées comme des bactéries
hydrocarbonoclastes, hautement spécialisées dans la dégradation des alcanes, et qui
prédominent en présence de pétrole brut, et en particulier de n-alcanes. Les bactéries
appartenant au genre Alcanivorax sont des bactéries cosmopolites que l'on trouve à de faibles
concentrations dans des environnements marins préservés, mais qui deviennent rapidement
prédominants dans des sites contaminés par des hydrocarbures (Hara et al., 2003, Yakimov et
al., 2005).
• Capacités de biodégradation du pétrole et ses dérivés
La capacité de biodégradation du pétrole par les différentes souches sélectionnées a été
mesurée par Chromatographie en phase gazeuse (GC-FID). Nos résultats indiquent que le
groupe Gamma-Protéobactéries était le principal acteur de cette dégradation, les souches
appartenant aux genres Marinobacter et Alcanivorax étaient les plus performantes avec 61%
et 57% de pétrole brut dégradé respectivement. Ces bactéries sont considérées comme des
acteurs majeurs de la bioremédiation des environnements marins contaminés par le pétrole
(Kasai et al., 2002; Catania et al., 2015). Il est bien connu que ces bactéries marines utilisent
les hydrocarbures comme source de carbone et d’énergie. Elles ont été également utilisées
pour la biorestauration des systèmes marins et côtiers pollués (Cappello et Yakimov, 2010).
Les souches liées à Labrenzia et Halomonas étaient les moins performantes avec seulement
8% et 12% de pétrole brut dégradé. La minéralisation des hydrocarbures aliphatiques par les
bactéries était plus importante que celle des hydrocarbures aromatiques bien que plusieurs
souches aient pu dégrader la totalité du pyrène, hydrocarbures aromatique polycycliques à
haut poids moléculaire.
