Chapitre III : La caractérisation de la phylogénie et de la résistance aux antibiotiques
des souches d’Escherichia coli isolées à partir de la moule « mytilus galloprovincialis ». :
Résultats et discussion
Les Escherichia coli sont naturellement sensibles à l’ensemble des β lactamines. Toutefois
comme Shigella, Escherichia coli produit à très bas niveau une céphalosporinase
chromosomique qui ne se traduit en pratique par aucun phénotype particulier (Goldstein et
al., 2000).
D’après l’interprétation de notre antibiogramme, nous avons constaté une résistance d’E.coli
à l’amoxicilline dans 45.83 % des cas, ce qui explique l’inactivation de cet antibiotique
probablement due à l’acquisition de l’enzyme de type pénicillinase par ces souches d’E.coli.
(Goldstein et al., 2000).
L’analyse interprétative de l’antibiogramme ainsi que les tests de synergie et d’antagonisme
ont montré l’absence d’enzyme de type BLSE ou de type céphalosporinase ce qui confirme la
présence d’enzyme de type pénicillinase chez les souches résistantes à l’amoxicilline.
Concernant la famille des sulfamides, nous avons constaté une résistance élevée aux
sulfamides (SSS : x=11 ; 45.83%) , la triméthoprime (TMP : x=8 ; 33.33%) , le complexe
triméthoprime-sulfamethoxazol (SXT : x=8 ; 33.33%). Le plus souvent, la résistance est due à
des enzymes plasmidiques : DHPS (sulfamides) et DHFR (triméthoprime) qui modifient la
cible de ces antibiotiques (Goldstein & stein, 1999).
Pour les quinolones, nous avons constaté une résistance de 25 % des souches pour l’acide
nalidixique (NA : x=6) et les fluoroquinolones (CIP: x=6) et que 8.33% pour les Pefloxacines.
( PEF : x= 2). Cette résistance est due généralement à la diminution de l’incorporation par
diminution de la perméabilité liée à une diminution de certaines porines ou à des mutations
chromosomiques (Piddock, 1999).
En ce qui concerne les tétracyclines, nous avons constaté une résistance de 54.16% de nos
souches (TE : x=13). Elle est généralement due à un flux actif, parfois à des mutations sur le
gène marA responsable d’une résistance à plusieurs familles d’antibiotiques (Alekshun &
Levy., 1997). Pour les aminosides, nous avons constaté que la résistance de nos souches à la
kanamycine est de 29.16% (K : x=7) alors qu’une sensibilité totale à la gentamicine a été
notée. Généralement, la résistance est due à la présence d’enzymes modifiants les aminosides
(acétylase, phosphorylase et adénylylase) (Choutet et Goldstein., 2000).
Une sensibilité totale a été observée pour les chloramphénicols (C), (x=0 ; 0%).
Page 46
Précédent

La caractérisation de la phylogénie et de la résistance aux antibiotiques des souches d\'Escherichia coli isolées à partir de la moule \"mytilus galloprovincialis\": - 44/59

Suivant