Etudes Bibliographiques
Généralités
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Le facteur salinité,
Il existe également un optimum de salinité qui se situe le plus souvent à une valeur
inférieure à la salinité normale de la mer (point d'osmorégulation). Cependant, certaines
espèces sont plus marines que d'autres (Julliand, 2007).
L'alimentation
Elle joue un rôle capital, les nombreuses recherches menées ces dernières années ont mis
en évidence des exigences nutritionnelles très différentes selon les espèces. Il n'existe donc
pas un aliment crevette, mais un aliment adapté à chaque espèce et même aux
performances attendues de ces espèces en élevage. On peut ainsi admettre qu'un aliment
destiné à des élevages extensifs ou semi-intensifs ait une composition plus «simple» qu'un
aliment destiné à l'élevage intensif. En effet, la productivité naturelle, dans le premier cas,
suppléera aux carences éventuelles de l'aliment composé (vitamines, oligo-éléments, acides
gras, etc....), alors que dans le second cas (intensif), l'aliment devra apporter tous les
éléments nécessaires à la croissance des animaux.
Des besoins nutritionnels différents pour chaque espèce se traduisent par des aliments de
nature, donc de coût, très différents. Cet aspect est d'extrême importance pour l'élevage ;
quand on sait que le poste aliment représente la charge d'exploitation la plus lourde. A titre
indicatif, on peut dire que pour une filière donnée et à densité d'élevage identique, il
faudra:
- un aliment à 60 % de protéines pour M. japonicus;
- un aliment à 40 % de protéines pour P. monodon ;
- un aliment à 30 % de protéines pour L. vannamei et L. stylirostris.
Par conséquent, un aliment pour M. japonicuspourra coûter 4 à 6 fois plus cher qu'un
aliment pour L.vannamei .
La densité
.La charge en crevettes est également un facteur influençant la croissance de façon très
variable selon les espèces.
Dans des conditions d'élevage «optimum», certaines espèces atteindront très rapidement un
seuil de croissance à une taille limitée (et souvent insuffisante compte tenu des exigences
du marché); pour d'autres, le seuil de croissance surviendra à une taille acceptable
commercialement même à une densité d'élevage très élevée.
Ainsi, L.indicus plafonnera très rapidement à un poids de 10-12g pour une densité
d'élevage comprise entre 5 et 15 crevettes/m², alors que L.vannamei atteindra sans
problème un poids moyen de 20 g à plus de 100 crevettes/m².
Le potentiel de croissance d'une espèce en élevage dépend donc de caractères biologiques
propres à l'espèce, mais également des performances de cette espèce dans des conditions
d'élevage précises, et par conséquent de l'état du savoir-faire biotechnique.
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