GENERALITES
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Des études poussent à croire que les probiotiques réduiraient potentiellement les risques de
dépression (HUANG et al., 2016) et auraient un effet bénéfique dans le traitement du trouble
du spectre autistique chez l’enfant. (SHAABAN et al., 2017). Des recherches plus poussées
sont cependant nécessaires pour confirmer ce potentiel.
Enfin, ils auraient également des propriétés antimutagènes, d’atténuation des allergies, de
réduction du cholestérol sérique, de la pression artérielle ainsi que la réduction du risque du
diabète gestationnel (SHOKRYAZDAN et al., 2017).
De plus, l’utilisation des probiotiques en santé humaine a longtemps été considérée comme
étant sûr et des effets secondaires n’ont presque jamais été signalés (SHANAHAN, 2012).
 
I.1.6.2 Applications chez l’animal
En raison de leurs effets bénéfiques sur la santé et le bien-être, les probiotiques sont
aujourd’hui largement employés en tant que suppléments aussi bien chez les hommes que
chez les animaux (SHOKRYAZDAN et al., 2017) Cependant, la majorité des études sur les
probiotiques concernent l'écosystème intestinale ou uro-génital chez l’homme; peu d’études
ont abordé ce potentiel chez l’animal (BOUCHARD, 2013).
Les genres Lactobacillus et Bifidobacterium sont majoritairement utilisés pour des
applications en nutrition humaine, alors que les genres Bacillus, Enterococcus et
Saccharomyces sont les micro-organismes les plus utilisés dans les élevages (SIMON et al.,
2001; BERNARDEAU et VERNOUX, 2009).
Au-delà de la nutrition, les probiotiques ont d’autres applications en médecine vétérinaire. Par
exemple, les deux souches probiotiques Bacillus toyonensis and Saccharomyces boulardii
sont considérées prometteuses en terme d’amélioration de l’efficacité des vaccins, comme ce
fut le cas pour le vaccin contre l’herpès virus bovin de type 5 (BVH-5: pathogène de la
famille des herpès virus qui entraîne une maladie respiratoire et neurologique chez les bovins
et les ovins); l’ajout de ces deux souches a permis d’améliorer la réponse immunitaire des
bovins vis-à-vis du vaccin. (ROOS et al., 2018).
Nous pouvons également citer l’utilisation des levures Saccharomyces cerevisiae comme
probiotique pour son efficacité dans la diminution de l’anxiété chez le chien (SIMON, 2019)
et celle des deux souches Lactobacillus helveticus et Bifidobacterium longum sur la réduction
de la dépression post-infarctus du myocarde chez le rat (ARSENAULT-BREARD, 2011).
Une nouvelle souche probiotique, Hafnia alvei diminue considérablement le gain de poids
chez des murins obèses en agissant sur l’activation de la lipolyse (LUCAS et al., 2019).
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Etude du potentiel probiotique de bactéries à Gram négatif isolées à partir d’échantillons aquatiques: - 22/68

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