GENERALITES
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micro-organismes permettant de consommer les substrats nécessaires aux bactéries
pathogènes (SHERMAN et al., 2009).
I.1.4.2 Antagonisme direct
Les probiotiques ont la capacité de produire des bactériocines définies majoritairement
comme des protéines dotées d’une activité bactéricide mais aussi des produits de dégradation
(acide lactique) qui vont abaisser le pH de l’intestin empêchant ainsi la prolifération de
certaines bactéries pathogènes (MARTEAU et DORE, 2017).
I.1.4.3 Concurrence pour les fixations
Dans l’intestin sain, chaque microorganisme occupe une place où toutes les conditions
nécessaires à sa survie sont réunies, qu’on appelle niche écologique.
Selon le principe d’exclusion compétitive « Dans un environnement stable, deux espèces
utilisant les mêmes types de ressources, ne peuvent continuer à coexister, l’espèce la plus
compétitive élimine l’autre ». Les probiotiques empêchent les bactéries pathogènes d’occuper
les sites d’adhérence aux cellules épithéliales (WU et al., 2008).
Les probiotiques stimulent la sécrétion de mucines par les cellules caliciformes permettant
d’obtenir une couche de mucus qui empêche la fixation des agents pathogènes aux cellules
épithéliales. (MACK et al., 1999).
I.1.4.4 Renforcement des jonctions serrées
L'étanchéité de l’épithélium est assurée par les jonctions serrées. La claudine et l’occludine
sont les protéines principales contribuant à la formation de ces jonctions.
Le microbiote intestinal et les probiotiques influencent la synthèse et le renforcement de ces
protéines transmembranaires empêchant la diffusion paracellulaire de microorganismes
pathogènes (SHERMAN et al., 2009).
I.1.4.5 Action sur le système immunitaire
Les probiotiques stimulent les récepteurs de l’immunité innée PRRs (Pattern Recognition
Receptor), présents dans les cellules immunitaires et épithéliales et qui reconnaissent les
motifs associés aux pathogènes PAMPS (Pathogen Associated Molecular Patterns).
L’activation des PRRs notamment les TLR (Toll-like Receptors) qui sont les mieux
caractérisés, induit la production de peptides antimicrobiens, la sécrétion de cytokines proinflammatoires et le recrutement de polynucléaire neutrophiles et de macrophages (NG, et al.,
2009).
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