Généralités
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mesure directe sans le passage de l'anticorps secondaire, ainsi qu'un très bon seuil de détection
(0,2 pg AO / ml d'extrait de coquillages) (Scientifique Opinion, 2010). Toutefois, la difficulté
de créer l'isotope (un hydrogène est remplacé par un tritium [3H] et les appareils de mesure
peu conventionnels ont été un frein pour le développement de cette technique.
Un test spécifique aux toxines de type DSP, l'analyse des phosphatases acides, se base sur
l'inhibition des enzymes phosphatase en leur présence. Avec des enzymes marquées
(radioactives) le seuil de détection peut atteindre 2 ng AO / g de chair de coquillages
(Scientifique Opinion, 2010). De manière générale, les techniques avec des marquages
radioactifs ont un seuil de détection plus bas mais sont moins développées par rapport aux
analyses colorimétriques ou fluorimétriques.
Pour conclure, les tests immunologiques sont basés sur la reconnaissance structurelle des
phycotoxines et non sur leur toxicité propre. Ils sont donc sujets aux faux, positifs et négatifs,
et leur réponse n'est représentative de la toxicité que d'une partie de l'échantillon (Fournel,
2011). Les techniques biochimiques conservent quelques lacunes des techniques biologiques:
la difficulté à détecter de manière reproductible les faibles concentrations de toxines et le fait
que les analyses restent dépendantes de l'utilisateur dans la plupart des cas.
3- Analyses Chimiques :
Les analyses chimiques permettent de couvrir l'ensemble des phycotoxines jusqu'à
différencier les différents isomères d'une même famille. Elles sont plus sélectives que les
autres méthodes et peuvent quantifier des échantillons à faibles concentrations en toxines.
Elles sont de plus en plus couplées entre elles pour augmenter le rapport signal sur bruit, le
bruit étant dû aux autres molécules chimiques qui perturbent l'analyse. Dans ce cas, une
technique, généralement une chromatographie, permet de purifier l'échantillon qui est ensuite
analysé.
3-1. Les méthodes Chromatographiques :
 La chromatographie en phase liquide :
Est la plus utilisée. Le principe est de séparer les phycotoxines du reste de l'échantillon par
interactions ioniques entre la phase mobile (l'échantillon) et la phase stationnaire. Cependant,
cette technique peut difficilement séparer une phycotoxine de type PSP de ses dérivés. Pour
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Recherche des toxines diarrhéiques et paralysantes dans la mule Myytilus galloprovincialis du marché: - 57/86

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