Généralités
2016
53
Le bioessai sur souris est un test de toxicité aiguë (24 h maximum) qui permet d’estimer une
toxicité in vivo. Il repose sur l’injection intrapéritonéale d’un ml d’extrait susceptible d’être
toxique à un lot de trois à cinq souris. L’observation des symptômes et du délai de survie
permet d’identifier le type de toxicité de l’échantillon.
Il permet d’obtenir une réponse quantitative aux niveaux seuils et donne des indications sur
les toxines impliquées par l’observation des symptômes de la souris. Néanmoins, les
protocoles d’extraction pour les toxines lipophiles n’ont pas fait l’objet d’une validation. De
plus, les toxines du groupe des imines cycliques (e.g. spirolides, gymnodimines) peuvent être
détectées par le bioessai sur souris pour les toxines lipophiles, compliquant ainsi
l’interprétation des résultats.
Enfin, ces dernières années, au vu des difficultés d’interprétation des résultats du bioessai sur
souris concernant le nombre croissant de familles de toxines lipophiles répondant à ce test, la
décision 2002/225/CE établit la possibilité d’utiliser des méthodes complémentaires pour la
détection des familles de toxines lipophiles. L’une des approches retenues est basée sur
l’utilisation de la LC-MS/MS.
2- Méthodes Biochimiques (immunologiques) :
Le principe des analyses biochimiques repose sur les réactions chimiques du Vivant. La plus
répandue est la méthode immunologique l'ELISA (Enzyme-Linked Immuno Sorbent Assay)
qui base sa réponse sur la formation de complexes antigènes / anticorps où l'antigène est la
phycotoxine en question. La formation de ce complexe est relevée avec un anticorps
secondaire couplé à une enzyme induisant un changement de colorimétrie en présence de son
substrat. La fabrication de l'anticorps spécifique se fait principalement par couplage de la
toxine à une protéine de BSA (Bovine Serum Albumin, cf. IV.2.A.1) puis de l'injection de
cette molécule dans un lapin (ou dans une souris (Ford et al,.2008). La réponse immunitaire
de l'animal se traduit par la fabrication des dits anticorps (IgG, Immuno Globuline de type G).
La méthode de détection généralement retenue est la compétition entre la toxine présente dans
les extraits de coquillage et la toxine préalablement immobilisée sur la plaque de microtitration. Un contrôle "blanc" est effectué sans la présence des toxines extraites. Ainsi, plus la
concentration en toxine extraite est importante, plus les sites des anticorps spécifiques sont
occupés, et moins ils peuvent se fixer sur les toxines immobilisées. La présence de la toxine
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Le bioessai sur souris est un test de toxicité aiguë (24 h maximum) qui permet d’estimer une
toxicité in vivo. Il repose sur l’injection intrapéritonéale d’un ml d’extrait susceptible d’être
toxique à un lot de trois à cinq souris. L’observation des symptômes et du délai de survie
permet d’identifier le type de toxicité de l’échantillon.
Il permet d’obtenir une réponse quantitative aux niveaux seuils et donne des indications sur
les toxines impliquées par l’observation des symptômes de la souris. Néanmoins, les
protocoles d’extraction pour les toxines lipophiles n’ont pas fait l’objet d’une validation. De
plus, les toxines du groupe des imines cycliques (e.g. spirolides, gymnodimines) peuvent être
détectées par le bioessai sur souris pour les toxines lipophiles, compliquant ainsi
l’interprétation des résultats.
Enfin, ces dernières années, au vu des difficultés d’interprétation des résultats du bioessai sur
souris concernant le nombre croissant de familles de toxines lipophiles répondant à ce test, la
décision 2002/225/CE établit la possibilité d’utiliser des méthodes complémentaires pour la
détection des familles de toxines lipophiles. L’une des approches retenues est basée sur
l’utilisation de la LC-MS/MS.
2- Méthodes Biochimiques (immunologiques) :
Le principe des analyses biochimiques repose sur les réactions chimiques du Vivant. La plus
répandue est la méthode immunologique l'ELISA (Enzyme-Linked Immuno Sorbent Assay)
qui base sa réponse sur la formation de complexes antigènes / anticorps où l'antigène est la
phycotoxine en question. La formation de ce complexe est relevée avec un anticorps
secondaire couplé à une enzyme induisant un changement de colorimétrie en présence de son
substrat. La fabrication de l'anticorps spécifique se fait principalement par couplage de la
toxine à une protéine de BSA (Bovine Serum Albumin, cf. IV.2.A.1) puis de l'injection de
cette molécule dans un lapin (ou dans une souris (Ford et al,.2008). La réponse immunitaire
de l'animal se traduit par la fabrication des dits anticorps (IgG, Immuno Globuline de type G).
La méthode de détection généralement retenue est la compétition entre la toxine présente dans
les extraits de coquillage et la toxine préalablement immobilisée sur la plaque de microtitration. Un contrôle "blanc" est effectué sans la présence des toxines extraites. Ainsi, plus la
concentration en toxine extraite est importante, plus les sites des anticorps spécifiques sont
occupés, et moins ils peuvent se fixer sur les toxines immobilisées. La présence de la toxine
