Généralités
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1.1.3.
Conditions de culture des micro-algues
Les paramètres les plus importants qui régulent la croissance des micro-algues sont la quantité et
la qualité des nutriments, la lumière, le pH, la salinité, la température et l’agitation (LAVENS et
SORGELOOS, 1996 ; PERSSON, 2011).
 Nutriments
La quantité et la qualité des nutriments varient en fonction du mode trophique, la souche utilisée
et la source d’eau choisie. Les micro-algues cultivées en mode autotrophe nécessitent des formes
minérales (nitrates, nitrites) et des formes phosphatées (phosphates). Par contre, celles cultivées
en mode hétérotrophe utilisent une source de carbone organique (sucre, acides organiques,
glycérol, etc.). Les micro-algues nécessitent aussi des vitamines, des métaux sous forme de trace
(fer et potassium) et de la silice pour la culture des diatomées (PERSSON, 2011).
 Lumière
Comme toutes les macrophytes, les micro-algues utilisent la lumière pour la photosynthèse
comme source d’énergie (LAVENS et SORGELOOS, 1996 ; MORETTI et al. 1999). Il y a trois
paramètres à prendre en compte : l’intensité lumineuse, la qualité spectrale et la photopériode
(LAVENS et SORGELOOS, 1996). L’intensité lumineuse joue un rôle très important mais les
exigences des micro-algues varient avec la profondeur, la densité de la culture et la source de la
lumière (naturelle ou artificielle) (LAVENS et SORGELOOS, 1996).
 pH
La gamme de pH pour la plus part des espèces cultivées est de 7-9 avec une gamme optimale de
8.2-8.7 (LAVENS et SORGELOOS, 1996).
 Température
La température optimale pour la culture des micro-algues est comprise généralement entre 20°C
et 24°C. Les températures inférieures à 16°C ralentissent la croissance, tandis que celles
supérieurs à 35°C sont mortelles pour un certain nombre d’espèces (LAVENS et SORGELOOS,
1996). Les basses températures ne sont utilisées que pour les souches pures où la croissance doit
être lente (MORETTI et al. 1999). Par ailleurs, l’exigence en température varie avec la
composition du milieu de culture, l’espèce et la souche cultivée (LAVENS et SORGELOOS,
1996 ; MORETTI et al. 1999).
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