CHAPITRE I. GÉNÉRALITÉS
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littorales peu profondes. Dans ces riches fonds d’élevage elles grandissent rapidement,
deviennent des juvéniles, et au fur et à mesure de leur augmentation de taille, elles retournent
graduellement vers les embouchures des lagunes ou des estuaires où elles deviennent subadultes. Peu après, les crevettes émigrent vers le large en continuant leur croissance, et
finalement, devenues adultes, elles atteignent les lieux de reproduction où les femelles mûres
pondent et le cycle recommence ; sur ces fonds, la plupart des crevettes ont moins d’un an (Fig.
I.14). Cependant le cycle biologique plus complexe chez quelques crevettes Caridés d’eau
douce, les femelles mûres migrent vers la mer (ou l’embouchure des estuaires), où elles libèrent
les larves qui ensuite remontent les cours d’eau. Les crevettes Pénéidés sont très prolifiques ;
c’est ainsi qu’une femelle de Penaeus setiferus peut pondre jusqu’à 500 000 œufs. En revanche,
les Caridés en produisent un nombre beaucoup plus faible, du fait que les femelles portent leurs
œufs jusqu’à l’éclosion (Holthius, 1980 ; Fischer et al., 1987).
Figure I.14. Schéma du cycle biologique d’un Pénéidés du genre Penaeus d’après Holthius
(1980).
I.8. Valeurs nutritives des crevettes
Comme la plupart des fruits de mer, les crevettes possèdent une excellente valeur nutritive, elles
sont riches en vitamines et minéraux dont la niacine, la vitamine B 12, le phosphore et le
sélénium, en plus d’être une excellente source de protéines de grande qualité. Elles constituent
un aliment riche en lipides polyinsaturés ce qui leur confèrent une place de choix dans une
alimentation saine (Vanier, 2009). Les acides gras polyinsaturés (AGLPI) oméga 3 comme
l’EPA et le DHA sont impliqués dans diverses actions connues : amélioration de la fluidité
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