CHAPITRE I. GÉNÉRALITÉS
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mue correspondent des modifications de l'architecture tissulaire, et des variations dans la
biochimie des organismes (Le Gal et Stenberg, 1998). Au moment de la mue, l'animal, qui
absorbe une grande quantité d'eau, augmente sa pression interne, son corps gonfle, entraînant la
dislocation de la carapace fragilisée par sa décalcification. Il exerce ensuite de violentes
contraction musculaires qui provoquent le décollement de l'ancien tégument, par une fente
principale située en arrière du thorax, toute la partie antérieure, appendices compris, se dégage
soudainement, en même temps, l'abdomen s'extrait de son fourreau. Une mue se déroule en mois
quelques secondes chez les crevettes (Bertrand, 2005). L'eau est progressivement remplacée par
des réserves organiques, Le durcissement de la carapace et la synthèse de nouveaux tissus
constituent pour le crustacé de nouvelle priorités physiologiques qui le fragilisent et influencent
considérablement sa capacité de survie pendant le stockage et le transport (Chartois et al., 1994).
I.7. Elément d’éco-biologie des crevettes
Les crevettes sont largement distribuées. Elles se rencontrent aussi bien dans les eaux marines
que saumâtres ou douces, et ceci de l’équateur aux régions polaires. Bien que la majorité des
espèces marines se tiennent dans des eaux peu profondes ou de profondeur modérée, certaines
ont été récoltées à des profondeurs voisines de 5 700 m ; cependant, la plupart des crevettes
commerciales sont capturées sur le plateau continental à des profondeurs inférieures à 100 m.
Beaucoup de crevettes sont pélagiques mais en grande majorité elles sont benthiques, vivant sur
des fonds très divers tels que roche, vase, débris coquilliers ou mélanges de ces matériaux. De
plus, certaines espèces fréquentent les récifs coralliens et quelques-unes sont commensales
d’éponges et autres invertébrés (Holthius, 1980 ; Fischer et al., 1987).
Chez la plupart des crevettes, les sexes sont séparés mais certaines espèces, comme Pandalus
borealis, passent couramment par une phase mâle et plus tard se transforment en femelles. Les
gonades sont paires et disposées de chaque côté et en-dessous du cœur : chez les femelles, les
ovaires (qui peuvent s’étendre postérieurement sur toute la longueur de l’abdomen) sont reliés
par des oviductes aux orifices externes situés sur l’article basal de la troisième paire de
péréiopodes. Chez les mâles, les spermiductes relient les testicules aux ampoules terminales qui
débouchent sur, ou à proximité de, l’article basal (coxa) de la dernière paire de péréiopodes.
Chez certaines crevettes Pénéidés, les femelles possédent des réceptacles séminaux sur la face
ventrale des derniers segments thoraciques (entre les péréiopodes des dernières paires), où les
mâles déposent les sacs contenant le sperme (spermatophores), alors que chez d’autres espèces,
les femelles présentent des protubérances et des rainures pour la fixation de ces spermatophores.
L’une et l’autre de ces modifications génitales sont appelées thélycum et le sperme demeure là
jusqu’à ce que les œufs soient émis. Chez les mâles des Pénéidés il existe un pétasma formé par
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mue correspondent des modifications de l'architecture tissulaire, et des variations dans la
biochimie des organismes (Le Gal et Stenberg, 1998). Au moment de la mue, l'animal, qui
absorbe une grande quantité d'eau, augmente sa pression interne, son corps gonfle, entraînant la
dislocation de la carapace fragilisée par sa décalcification. Il exerce ensuite de violentes
contraction musculaires qui provoquent le décollement de l'ancien tégument, par une fente
principale située en arrière du thorax, toute la partie antérieure, appendices compris, se dégage
soudainement, en même temps, l'abdomen s'extrait de son fourreau. Une mue se déroule en mois
quelques secondes chez les crevettes (Bertrand, 2005). L'eau est progressivement remplacée par
des réserves organiques, Le durcissement de la carapace et la synthèse de nouveaux tissus
constituent pour le crustacé de nouvelle priorités physiologiques qui le fragilisent et influencent
considérablement sa capacité de survie pendant le stockage et le transport (Chartois et al., 1994).
I.7. Elément d’éco-biologie des crevettes
Les crevettes sont largement distribuées. Elles se rencontrent aussi bien dans les eaux marines
que saumâtres ou douces, et ceci de l’équateur aux régions polaires. Bien que la majorité des
espèces marines se tiennent dans des eaux peu profondes ou de profondeur modérée, certaines
ont été récoltées à des profondeurs voisines de 5 700 m ; cependant, la plupart des crevettes
commerciales sont capturées sur le plateau continental à des profondeurs inférieures à 100 m.
Beaucoup de crevettes sont pélagiques mais en grande majorité elles sont benthiques, vivant sur
des fonds très divers tels que roche, vase, débris coquilliers ou mélanges de ces matériaux. De
plus, certaines espèces fréquentent les récifs coralliens et quelques-unes sont commensales
d’éponges et autres invertébrés (Holthius, 1980 ; Fischer et al., 1987).
Chez la plupart des crevettes, les sexes sont séparés mais certaines espèces, comme Pandalus
borealis, passent couramment par une phase mâle et plus tard se transforment en femelles. Les
gonades sont paires et disposées de chaque côté et en-dessous du cœur : chez les femelles, les
ovaires (qui peuvent s’étendre postérieurement sur toute la longueur de l’abdomen) sont reliés
par des oviductes aux orifices externes situés sur l’article basal de la troisième paire de
péréiopodes. Chez les mâles, les spermiductes relient les testicules aux ampoules terminales qui
débouchent sur, ou à proximité de, l’article basal (coxa) de la dernière paire de péréiopodes.
Chez certaines crevettes Pénéidés, les femelles possédent des réceptacles séminaux sur la face
ventrale des derniers segments thoraciques (entre les péréiopodes des dernières paires), où les
mâles déposent les sacs contenant le sperme (spermatophores), alors que chez d’autres espèces,
les femelles présentent des protubérances et des rainures pour la fixation de ces spermatophores.
L’une et l’autre de ces modifications génitales sont appelées thélycum et le sperme demeure là
jusqu’à ce que les œufs soient émis. Chez les mâles des Pénéidés il existe un pétasma formé par
