Partie I
Partie bibliographique
8
Les espèces considérées comme pathogènes a transmission hydrique sont reparties au sein
de quatre genres : Salmonella (bacilles de la typhoïde, des paratyphoïdes A et B et de diverses
gastro-entérites), Shigella (bacilles dysentérique), Escherichia (essentiellement E.coli ou
colibacille) parmi les Entérobactéries, et Vibrio (vibrion du cholera) parmi les Vibrionacées.
(BRISOU et DENIS, 1978 ; GAUTHIER et PIETRI, 1989 ; EBERLIN, 1997).
Le degré de pollution des eaux de mer est cependant, comme pour les eaux douces, évalué
par le dénombrement d’autres bactéries entériques, appelés « indicateurs de contamination
fécale », en général les coliformes fécaux et les streptocoques fécaux (groupe D), qui sont en
grande partie dénués de pathogénicité pour l’homme, mais sont très abondants dans les eaux
usées. La raison de ce choix tient essentiellement au fait que la numération de ces bactéries est
beaucoup plus simple et rapide (24 à 48 heures) que celle des espèces véritablement
pathogènes (généralement quelques jours, avec souvent nécessité d’identification
sérologique). (GAUTHIER et PIETRI, 1989).
Si la présence des espèces indicatrices ne confirme pas celle des espèces pathogènes dans
les eaux analysées, elle la laisse supposer, car une certaine relation quantitative existe entre
les deux groupes de bactéries (GAUTHIER et PIETRI, 1989). En effet, La présence
simultanée des coliformes et des entérocoques suffit à confirmer qu’il y a pollution (BRISOU
ET DENIS, 1978).
2.2.2 Les indicateurs microbiens
On présente ci-dessous les germes indicateurs principaux, à savoir, les coliformes, les
streptocoques fécaux et les clostridiums (sulfito-réducteurs) :
2.2.2.1 Les coliformes totaux
Les coliformes sont des bâtonnets (figure01), anaérobie facultatif, gram (-) non sporulant
(PNUE/OMS, 1977).Ils sont capables de croître en présence de sels biliaires et fermentent le
lactose en produisant de l’acide et du gaz en 48 heures à des températures de 35 à 37º C
(RODIER et al, 1996). Ils regroupent les genres Echerichia, Citrobacter, Entérobacter,
Klébsiella, Yersinia, Serratia, Rahnella, et Buttiauxella (RODIER et al, 1996 ; JOLY et
REYNAUD ,2003). La recherche et le dénombrement de l’ensemble des coliformes
(coliformes totaux), sans préjuger de leur appartenance taxonomique et de leur origine, est
capital pour la vérification de l’efficacité d’un traitement d’un désinfectant mais il est d’un
intérêt nuancé pour déceler une contamination d’origine fécale (RODIER et al, 1996).
2.2.2.2 Les coliformes fécaux
Ce sont des bâtonnets Gram (-), aérobies et facultativement anaérobies ; non sporulant,
capables de fermenter le lactose avec production de l’acide et de gaz à 36 et 44ºC en moins
de 24 heures. Les coliformes qui produisent de l’indole dans l’eau peptonée contenant du
tryptophane à 44ºC, sont souvent désignés sous le nom d’Eschericia Coli bien que le groupe
comporte plusieurs souches différentes (Citrobacter freundii, Entérobacter aerogenes,
Klebsiella pneumoniae…etc.) (PNUE/OMS, 1977 ; RODIER et al ,1996 ; JOLY et
REYNAUD, 2003).
Partie bibliographique
8
Les espèces considérées comme pathogènes a transmission hydrique sont reparties au sein
de quatre genres : Salmonella (bacilles de la typhoïde, des paratyphoïdes A et B et de diverses
gastro-entérites), Shigella (bacilles dysentérique), Escherichia (essentiellement E.coli ou
colibacille) parmi les Entérobactéries, et Vibrio (vibrion du cholera) parmi les Vibrionacées.
(BRISOU et DENIS, 1978 ; GAUTHIER et PIETRI, 1989 ; EBERLIN, 1997).
Le degré de pollution des eaux de mer est cependant, comme pour les eaux douces, évalué
par le dénombrement d’autres bactéries entériques, appelés « indicateurs de contamination
fécale », en général les coliformes fécaux et les streptocoques fécaux (groupe D), qui sont en
grande partie dénués de pathogénicité pour l’homme, mais sont très abondants dans les eaux
usées. La raison de ce choix tient essentiellement au fait que la numération de ces bactéries est
beaucoup plus simple et rapide (24 à 48 heures) que celle des espèces véritablement
pathogènes (généralement quelques jours, avec souvent nécessité d’identification
sérologique). (GAUTHIER et PIETRI, 1989).
Si la présence des espèces indicatrices ne confirme pas celle des espèces pathogènes dans
les eaux analysées, elle la laisse supposer, car une certaine relation quantitative existe entre
les deux groupes de bactéries (GAUTHIER et PIETRI, 1989). En effet, La présence
simultanée des coliformes et des entérocoques suffit à confirmer qu’il y a pollution (BRISOU
ET DENIS, 1978).
2.2.2 Les indicateurs microbiens
On présente ci-dessous les germes indicateurs principaux, à savoir, les coliformes, les
streptocoques fécaux et les clostridiums (sulfito-réducteurs) :
2.2.2.1 Les coliformes totaux
Les coliformes sont des bâtonnets (figure01), anaérobie facultatif, gram (-) non sporulant
(PNUE/OMS, 1977).Ils sont capables de croître en présence de sels biliaires et fermentent le
lactose en produisant de l’acide et du gaz en 48 heures à des températures de 35 à 37º C
(RODIER et al, 1996). Ils regroupent les genres Echerichia, Citrobacter, Entérobacter,
Klébsiella, Yersinia, Serratia, Rahnella, et Buttiauxella (RODIER et al, 1996 ; JOLY et
REYNAUD ,2003). La recherche et le dénombrement de l’ensemble des coliformes
(coliformes totaux), sans préjuger de leur appartenance taxonomique et de leur origine, est
capital pour la vérification de l’efficacité d’un traitement d’un désinfectant mais il est d’un
intérêt nuancé pour déceler une contamination d’origine fécale (RODIER et al, 1996).
2.2.2.2 Les coliformes fécaux
Ce sont des bâtonnets Gram (-), aérobies et facultativement anaérobies ; non sporulant,
capables de fermenter le lactose avec production de l’acide et de gaz à 36 et 44ºC en moins
de 24 heures. Les coliformes qui produisent de l’indole dans l’eau peptonée contenant du
tryptophane à 44ºC, sont souvent désignés sous le nom d’Eschericia Coli bien que le groupe
comporte plusieurs souches différentes (Citrobacter freundii, Entérobacter aerogenes,
Klebsiella pneumoniae…etc.) (PNUE/OMS, 1977 ; RODIER et al ,1996 ; JOLY et
REYNAUD, 2003).
