Partie I
Partie bibliographique
7
• Les spores sont l’une des formes de résistance et d’évolution que prennent certaines
bactéries pour survivre dans des conditions hostiles et attendre des conditions plus propices
afin qu’elles puissent germiner et donner de nouvelles cellules végétatives identiques aux
cellules originelles (BRISOU et DENIS, 1978 ; LECLERC et al, 1995).
• Les formes L représentent des états par lesquels toutes les bactéries peuvent passer à un
moment de leur existence. Ce sont en fait des « façons d’être », des instantanés de la vie
microbienne, fonctions de l’environnement. Des Salmonella, des Escherichia, prennent par
exemple des formes inhabituelles de serpents, de poires, dès qu’elles séjournent dans une eau
de mer légèrement enrichie en matière organique. Le passage des bactéries à ces états de
résistance, à été retrouvé dans les eaux d’égouts et de rivières et chez les mollusques. Ils
restent le plus souvent inaperçus faute de mise en œuvre des techniques appropriées (BRISOU
et DENIS, 1978).
• Les kystes ; comme les spores ; appartiennent aux formes de résistances ; mais qui est
spécifique aux parasites. C’est le cas des amibes par exemple (BRISOU et DENIS, 1978).
2.1.3 Les microbes adsorbés
L’adsorption d’une particule correspond à la fixation sur une autre sans intervention d’une
réaction d’ordre chimique. Même si l’épaisseur de la couche adsorbée ne dépasse pas la
dimension d’une molécule, l’adsorption constitue un état très favorable pour la survie
bactérienne. En effet, les matériaux favorables à la survie des bactéries, sont rassemblés aux
doses maximales à la surface des particules adsorbantes ; ce qui permet aux microorganismes
de trouver des conditions de survie acceptables.
Les particules adsorbantes, sont représentées par les matières en suspension (MES), et qui
comprennent dans ce cas :
- le plancton représenté par le phytoplancton et le zooplancton;
- le tripton, qui regroupe les organismes morts, les détritus et des substances colloïdales.
(BRISOU et DENIS, 1978)
2.1.4 Les microbes absorbés
Vecteur passif en cas de simple adsorption, le plancton (protozoaires, zooplancton,
métazoaires et organismes filtreurs) devient vecteur actif, conservateur, protecteur, véhicule
de micro-organismes s’il les absorbe. Ces organismes jouent alors le rôle de réservoirs et de
vecteurs de nombreux agents pathogènes pour l’homme et les animaux (BRISOU et DENIS,
1978).
2.2 Paramètres d’analyse bactériologique
2.2.1 Généralités
La charge bactérienne des eaux usées domestiques, qui représentent la principale source
de micro-organismes pathogènes pour l’homme en milieu marin, est très élevée, soit 10
9 à
10
10 germes/litre (GAUTHIER et PIETRI, 1989). Nous éliminons environ 1 kg d’excrétions
(solides ou liquides) soit 70 g de matières oxydables auxquelles il faut ajouter 90 g de
matières en suspensions, toute les 24 heures (FIGARELLA et al, 2001).
Précédent

Contribution à l \'étude des paramètres physico-chimiques et bactériologiques de l\'embouchure de l\'oued \"Béni-Messous\": - 17/71

Suivant