Partie I
Partie bibliographique
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Les bactéries marines diffèrent physiologiquement de celles qui ont des habitats non
marins ; elles sont très adaptées aux conditions très spéciales offertes par le milieu
marin (salinité, pH, oxygénation réduite, basses températures et des pressions souvent
considérables) (MORITA et COLWELL, 1974).
Dans le milieu marin, les bactéries servent de nourriture à de nombreux organismes
marins, elles favorisent la fixation d’algues ou de larves sur certains substrats, elles permettent
également la dégradation de certains polluants tels que naphtalène, pesticides, cellulose,
hydrocarbures, etc. Cependant, leur effet peut être nuisible.
Certaines bactéries ont la capacité de concentrer des polluants tels que les métaux lourds
(mercure) ; leur consommation par des mollusques filtreurs ou des vers peut contaminer la
chaîne alimentaire (Equinoxe, 1990).
Les espèces prédominantes appartiennent aux genres suivants : Pseudomonas, Vibrio,
Spirillum, Achromobacter, Flavobacterium, Bacillus.etc. (ZOBELL, 1946 ; BERTRAND et
LARSEN ,1989 ; LECLERC et al, 1994).
A côté de cette flore autochtone adaptée rigoureusement aux conditions de la vie marine,
une flore accidentelle se rencontre le long des côtes, des baies ou d’estuaires et à proximité
des villes introduites soit par ruissellement ou par les égouts domestiques. Les principales
espèces rencontrées sont d’origines fécales appartenant au groupe des entérobactéries telles
que : les coliformes, les salmonelles et les streptocoques (BELLAN et PERES, 1974).
Ces bactéries ont à la fois un rôle en pathologie et un intérêt épidémiologique (BRISOU
et DENIS, 1978 ; GHAUTIER et PIETRI, 1989).
2.1 Le comportement des bactéries entériques en mer
Une fois déversées dans les océans, les bactéries peuvent être retrouvées sous divers
formes :
2.1.1 Les microbes libres
Cette forme est peu favorable et n’autorise pratiquement aucune forme de croissance. La
survie ne peut que modestement se prolonger. Elle place la cellule en situation de carence car
les germes n’ayant rencontré aucun support, aucun refuge, restent libres mais vulnérables.
Ils représentent une minorité en péril et sont incapables de reproduction et par conséquent
appelés à disparaître (BRISOU et DENIS, 1978)
2.1.2 Les formes de résistance
Certaines bactéries vivent dans un habitat relativement stable qui n’est pas soumis à des
modifications physico-chimiques profondes, tel est le cas des bactéries pathogènes, parasites
ou saprophytes de l’organisme hôte. D’autres organismes au contraire doivent s’adapter à des
habitats contrastés et survivre dans un milieu hostile à des variations de température, de PH et
à des carences nutritionnelles. Les bactéries doivent s’adapter pour survivre :
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Contribution à l \'étude des paramètres physico-chimiques et bactériologiques de l\'embouchure de l\'oued \"Béni-Messous\": - 16/71

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