Chapitre III
Résultats et Discussion
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Tableau 08 : Densités cellulaires des Alexandrium spp observées au niveau des stations
échantillonnées.
Dates d'apparition
Station st1 Station st2
Station st3
25/02/2019
120
0
0
24/03/2019
120
80
200
28/042019
80
0
0
05/05/2019
0
0
400
16/06/2019
80
80
160
Ce taxon a provoqué une efflorescence de l’ordre de 1,3x10
6 cellule/l au niveau de la baie de
Annaba, observée par Hadjadji en mai 2010 (Hadjadji et al., 2012). Des concentrations
comparables ont été enregistrées en France dans la lagune de Thau 15×10
6 cellules/l (Collos
et al., 2009), ainsi qu’en Espagne dans le port de Tarragone ou les concentrations sont
supérieures à 10
5 cellules /l (Bravo et al., 1990).
Description :
Cellules de forme globuleuse, peut former des chaînes par 2, 4 ou 8; épithèque
hémisphérique, hypothèque légèrement concave, cingulum descendant, non croisé, sulcus
bordé par de larges ailettes, thèque lisse avec des pores espacés. Un large complexe poral
apical (APC) de forme triangulaire, absence de pore ventral.
Dimensions : longueur moyenne : 25‐30 μm ; largeur moyenne 30‐35μm
Les critères généraux classiquement retenus pour l’identification des Alexandrium
sont : la taille, la forme de la cellule, et la formation de chaines, la présence ou non du
poreventrale (Balech, 1956).
Distribution :
Le genre Alexandrium a une large répartition dans l’océan mondial. Sa forte capacité
d’adaptation et la formation de kystes de résistance lui permettent de coloniser aisément de
nouvelles aires géographiques. Son introduction en Méditerranée est récente. Elle a été
signalée pour la première fois dans le bassin catalano-baléare en 1983 par Margalef et Estrada
(Illoul, 2012). Elle a été observée pour la première fois en Algérie en 2002 par Frehi dans la
baie d’Annaba, elle a provoqué un bloom (117.10
3 cellules/l).
Toxicologie :
Les espèces appartenant aux genre Alexandriums ont connues par leur synthèse de
puissantes toxines, des gonyautoxines (GTX1/5, dcGTX2, dcGTX3, C1 et C2, des traces de
C3 et C4, la neosaxitoxine (neoSTX) et la saxitoxine (STX) (Skamotol et al., 1992; Gavin et
al., 1997). L’ingestion de coquillages hautement contaminés par ce dinoflagellé peut
engendrer l’apparition de symptômes de type PSP (ParalyticShellfishPoisoning) chez le
consommateur, se manifestant par des paralysies neuromusculaires.
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