Chapitre I
Synthèse Bibliographique
16
HAB causé par un Coccolithophoride enregistré en Algérie, né dans le port d’Alger, et qui a
duré plus de Quinze (15) jours, avec une concentration maximale supérieure à 10
8 cellules/l.
Un dinoflagellé gymnodinial non enregistré précédemment dans notre région : Lepidodinium
chlorophorum a produit des eaux colorées (Vertes) dans le port d’Alger où il a atteint des
densités supérieures à 10
6 cellules/l. Les espèces productrices de toxines DSP, les dinophysis
ont atteint des concentrations supérieures à 10
3 cellules/l dans la baie d’Alger. Il s’agit des
premiers blooms, sur les côtes algériennes, signalé le 23 Juillet 2003 au port d’Alger (Illoul et
al., 2008).
Kryptoperidinium foliaceum est un autre dinoflagellé générateur d’eaux colorées. Il a été
détecté pour la première fois en 2003, dans le port de « Khemisti » au niveau de la baie de BouIsmail, où il a produit un bloom coloré (forte coloration brune) (5,6.10
5
cellule/l). Il s’agit du
second signalement de cette espèce en Méditerranée après celui de la Tunisie. Enfin, Citons
également le cas du dinofalgellé toxique Ostreopsis sp qui a été à l’origne d’intoxication
resperatoires humaines à l’été 2003, dans la region d’Alger. Il s’agit des premiers cas
d’intoxication par cette espèce enregistrés sur la rive sud de la Mediterrannée. Ces intoxication
ont touché prés de 300 habitants et estivants au niveau de la wilya d’Alger (Illoul, 2003).
Le réseau de surveillance du phytoplancton toxique de la wilaya d’Alger qui a été mis
en place par l'APPL en 2009 a également enregistrés quelques blooms ; Durant le mois de juillet
2009, environ 100 cas d’intoxication respiratoire ont été enregistrés dans la région Ouest
d’Alger, causés par l’espèce Ostreopsis spp. En 2010, durant le premier trimestre un bloom non
toxique causé par l’espèce Noctiluca Scintillans a été observé au niveau de la plage
thalassothérapie de la wilaya d’Alger. Durant le mois de Juillet 2013, un bloom de coloration
jaunâtre à Verdâtre a été observé sur toute la baie d’Alger, causé par la prolifération de l’espèce
non toxique Holococcolithophora sphaeroidea. Cette coloration a été observée jusqu’au mois
de Septembre. Il est intéressant de noter que la première détection d'une prolifération d'algue
nocive qui remonte a 1956 a été enregistrée dans un site confiné : le port d’Alger. Hollande et
Enjumet (1957 ; in PNUE/FAO/OMS, 1996) y décrivent un bloom (2*10
6 cellules par litre)
de la chloromonadine ichthyotoxique Chatonella subsala sans qu'aucun impact n'ait été signalé
sur la faune marine.
I.3. Facteurs intervenant dans l’écologie des microalgues et la formation de blooms
L’origine du développement des microalgues toxiques ou nuisibles est souvent difficile
à déterminer. Les facteurs influençant la dynamique de ces microalgues sont complexes et
spécifiques à la zone géographique étudiée ainsi qu’à l’organisme mis en cause (Anderson et
al., 2012). Cette complexité requiert une considération globale des différents facteurs
intervenants, ainsi que de leurs interactions. Toutefois, les zones côtières confinées ainsi que
les zones portuaires restent des milieux très propices pour le développement des efflorescences
algales où les kystes produits pendant le bloom ne sont pas sujets à une dispersion et favorisent
l’initiation des efflorescences prochaines (Cembella et Therriault, 1989 ; Larocque et
Cembella, 1990 ; Bravo et al., 2008).
Sur une échelle globale, Hallegraeff (2010) a souligné l’importance du rôle joué par le
changement climatique dans le succès de l’établissement (occurrence, intensité/fréquence et
distribution/expansion) de certaines espèces responsables d’HABs. Divers facteurs sont en
Synthèse Bibliographique
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HAB causé par un Coccolithophoride enregistré en Algérie, né dans le port d’Alger, et qui a
duré plus de Quinze (15) jours, avec une concentration maximale supérieure à 10
8 cellules/l.
Un dinoflagellé gymnodinial non enregistré précédemment dans notre région : Lepidodinium
chlorophorum a produit des eaux colorées (Vertes) dans le port d’Alger où il a atteint des
densités supérieures à 10
6 cellules/l. Les espèces productrices de toxines DSP, les dinophysis
ont atteint des concentrations supérieures à 10
3 cellules/l dans la baie d’Alger. Il s’agit des
premiers blooms, sur les côtes algériennes, signalé le 23 Juillet 2003 au port d’Alger (Illoul et
al., 2008).
Kryptoperidinium foliaceum est un autre dinoflagellé générateur d’eaux colorées. Il a été
détecté pour la première fois en 2003, dans le port de « Khemisti » au niveau de la baie de BouIsmail, où il a produit un bloom coloré (forte coloration brune) (5,6.10
5
cellule/l). Il s’agit du
second signalement de cette espèce en Méditerranée après celui de la Tunisie. Enfin, Citons
également le cas du dinofalgellé toxique Ostreopsis sp qui a été à l’origne d’intoxication
resperatoires humaines à l’été 2003, dans la region d’Alger. Il s’agit des premiers cas
d’intoxication par cette espèce enregistrés sur la rive sud de la Mediterrannée. Ces intoxication
ont touché prés de 300 habitants et estivants au niveau de la wilya d’Alger (Illoul, 2003).
Le réseau de surveillance du phytoplancton toxique de la wilaya d’Alger qui a été mis
en place par l'APPL en 2009 a également enregistrés quelques blooms ; Durant le mois de juillet
2009, environ 100 cas d’intoxication respiratoire ont été enregistrés dans la région Ouest
d’Alger, causés par l’espèce Ostreopsis spp. En 2010, durant le premier trimestre un bloom non
toxique causé par l’espèce Noctiluca Scintillans a été observé au niveau de la plage
thalassothérapie de la wilaya d’Alger. Durant le mois de Juillet 2013, un bloom de coloration
jaunâtre à Verdâtre a été observé sur toute la baie d’Alger, causé par la prolifération de l’espèce
non toxique Holococcolithophora sphaeroidea. Cette coloration a été observée jusqu’au mois
de Septembre. Il est intéressant de noter que la première détection d'une prolifération d'algue
nocive qui remonte a 1956 a été enregistrée dans un site confiné : le port d’Alger. Hollande et
Enjumet (1957 ; in PNUE/FAO/OMS, 1996) y décrivent un bloom (2*10
6 cellules par litre)
de la chloromonadine ichthyotoxique Chatonella subsala sans qu'aucun impact n'ait été signalé
sur la faune marine.
I.3. Facteurs intervenant dans l’écologie des microalgues et la formation de blooms
L’origine du développement des microalgues toxiques ou nuisibles est souvent difficile
à déterminer. Les facteurs influençant la dynamique de ces microalgues sont complexes et
spécifiques à la zone géographique étudiée ainsi qu’à l’organisme mis en cause (Anderson et
al., 2012). Cette complexité requiert une considération globale des différents facteurs
intervenants, ainsi que de leurs interactions. Toutefois, les zones côtières confinées ainsi que
les zones portuaires restent des milieux très propices pour le développement des efflorescences
algales où les kystes produits pendant le bloom ne sont pas sujets à une dispersion et favorisent
l’initiation des efflorescences prochaines (Cembella et Therriault, 1989 ; Larocque et
Cembella, 1990 ; Bravo et al., 2008).
Sur une échelle globale, Hallegraeff (2010) a souligné l’importance du rôle joué par le
changement climatique dans le succès de l’établissement (occurrence, intensité/fréquence et
distribution/expansion) de certaines espèces responsables d’HABs. Divers facteurs sont en
