Chapitre I
Synthèse Bibliographique
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cause : (i) l’augmentation de la température, (ii) la stratification des eaux de surface, (iii)
l’altération des courants océaniques, (iv) l’intensification ou l’affaiblissement des upwellings,
(v) la stimulation de la photosynthèse par des niveaux élevés en CO2, (vi) la calcification
réduite suite à l'acidification des océans, (vii) les fortes précipitations et tempêtes (induisant des
changements au niveau du ruissellement et de la disponibilité des micronutriments).
Sur une échelle plus réduite, plusieurs facteurs entrent également en jeu, à savoir : (i)
les processus physiques (hydrodynamisme, turbulence et brassage de la colonne d’eau), (ii) la
température et la luminosité, (iii) la salinité et la disponibilité des nutriments, (iv) les polluants
et les contaminants chimiques, (vi) les interactions allélopathiques.
 Autres facteurs
-L’eutrophisation :
L’enrichissement des zones côtières en nutriments a favorisé la prolifération de certains
microorganismes, affectant ainsi la production planctonique de la zone. Des travaux montrent
que l'eutrophisation, peut être mise en cause soit dans les écosystèmes où les HABs n’existaient
pas auparavant soit dans les endroits où il y a eu une extension spatio-temporelle des
efflorescences (Gowen et al., 2008 ; Hays et al., 2005).
-La mixotrophie :
Le développement de ce régime alimentaire, ainsi que le basculement entre la
phototrophie et l’hétérotrophie est considéré comme une conséquence directe de
l’eutrophisation ou l’oligotrophisation, qui a participé au développement et à la prolifération
d’un nombre croissant d’espèces responsables de HABs (Burkholder et al., 2008 ; Glibert et
Legrand, 2006). Des études récentes ont montré que les bactéries participent également au
contrôle et à la régulation des HABs. Certaines bactéries sont capables de stimuler la croissance
algale et d’augmenter la toxicité de certaines espèces ou au contraire d’agir comme un algicide
pour arrêter la croissance des microalgues (Paerl et Millie, 1996 ; Bates et al., 1995).
-Le broutage par le zooplancton :
La prédation sélective constitue un des facteurs permettant de contrôler l’abondance et
la biomasse du phytoplancton (Yahel et al., 1998). La sélection des classes de tailles adaptée à
la consommation par le zooplancton favorise la prolifération des classes de taille du
phytoplancton non adaptées à la consommation (Boon et al., 1994). La toxicité de certaines
espèces phytoplanctoniques vis-à-vis du zooplancton influence l’efficacité de broutage et
constitue un facteur supplémentaire favorisant l’établissement et le maintien d’efflorescences.
-Le cycle de vie des espèces nuisibles :
Les efflorescences d’algues nuisibles, apparaissent et disparaissent généralement assez
brusquement, même si dans certains cas les conditions environnementales favorables à la
prolifération des espèces incriminées persistent (Anderson et al., 1983 ; Kremp et Heiskanen,
1999). Durant le cycle de vie de certaines espèces nuisibles, il y a formation de formes
benthiques très résistantes, « les kystes » qui permettent à l’espèce de se protéger des conditions
environnementales défavorables et d’être à l’origine des efflorescences toxiques futures
lorsqu’elles sont présentes en densités importantes dans le sédiment.
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Contribution a l\'étude du phytoplancton toxique et/ou nuisible au niveau d\'une ferme conchylicole: cas de la ferme \"Orcamarine\" Ain Taya - 32/121

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