Chapitre I
Synthèse Bibliographique
15
Espagne, et depuis 1996 (jusqu‘en 2003) des efflorescences annuelles d’Alexandrium catenella
(≥10
5 cellules/l) et Alexandrium minutum (≥10
6 cellules/l) ont été constatées sur les côtes
Espagnoles (Bravo et al., 2008).
Le genre Alexandrium, est considéré comme le plus impliqué dans les épisodes de
HABs, plus par sa diversité spécifique que par l‘ampleur et les conséquences des efflorescences
qu’il provoque (Vila et al., 2001). Alexandrium minutum représente l’espèce ayant provoquée
le plus d’intoxications humaines en Méditerranée et essentiellement en Espagne, en France et
en Grèce durant les dernières décennies (Ignatiades et al., 2007 ; Van Lenning et al., 2007).
A. catenella a également été responsable de multiples efflorescences toxiques en France et en
Italie (Vila et al., 2005 ; Laabir et al., 2013 ). Le dinoflagellé Gymnodinium catenatum a
provoqué de multiples efflorescences sur les côtes Sud de l’Espagne ainsi qu’au niveau des
côtes Nord Méditerranéennes du Maroc et de l’Algérie (Bravo et al., 1994 ; Taleb et al., 2001
; Illoul et al., 2005).
Au cours des dix dernières années, les espèces tropicales du genre Ostreopsis sont
devenues plus fréquentes dans le Nord-Ouest de la Méditerranée (Espagne, Italie, Grèce,
Monaco et France), et dans le Sud- Ouest de la Méditerranée (Tunisie, Algérie,) (Amzil et al.,
2001; Ciminiello et al., 2014).
I.2.4.3. Antécédents sur les HABs en Algérie
L'essentiel des travaux sur le phytoplancton des côtes algériennes s'est déroulé dans la
région d’Alger (baie et mer ouverte). La première étude entre 1924 et 1925, Maurice Rose
établit les premières listes de dinoflagellés et de diatomées de la baie d'Alger (Rose, 1925,
1926). A partir de la fin des années 40, Bernard et son équipe se sont consacrés à l'étude du
courant atlantique qui longe les côtes algériennes et à son impact sur les populations
nanoplanctoniques. Ils existent, d'une part, les travaux quantitatifs de Krùger (1950). Bernard
et Bertoldo (1958) et Bucalossi (1960), d'autre part l'étude d'ensemble du microplancton par
Tellai (1964), celle d'un cycle annuel du phytoplancton et de sa répartition verticale par Lalami
taleb (1971), celle des Dinoflagellés par Pincemin (1966), et un certain nombre de travaux de
Bernard dont nous retiendrons l'un des plus récents (Bernard et Taleb, 1970) s'adressant aux
Diatomées et Coccolithophoridés. Par contre, de seules quelques données ponctuelles existent
pour le littoral algérien dont le phytoplancton marin demeure à ce jour peu connu. Les travaux
disponibles concernent les baies d’Alger et d’Annaba (Frehi, 1995; Ounissi et Frehi, 1999;
Frehi 2002, Frehi et al., 2007, Illoul et al., 2004 ; Illoul et al., 2008a ; ), mais aucun inventaire
exhaustif n’existe à ce jour. Les travaux de Frehi en 2002, au niveau de la baie de Annaba ont
révélé la présence de quelques espèces toxiques et/ ou nuisibles telles que Alexandrium
catenella qui a été signalé pour la première fois dans les eaux algériennes. Connu pour être
toxique, ce taxon a provoqué un bloom dans la baie d’Annaba au mois de mars à une
température de 17°C, avec une densité de 117.10
3 cellules /l, l’espèce Gymnodinium catenatum
a provoqué un bloom à la fin du mois de juin avec une densité de 3,5. 10
6
cellules /l, et l’espèce
nuisible Scrippsiella trochoidea qui a constitué un bloom avec une densité maximale de 885.10
3
cellules/l en juillet 2003. Les travaux réalisés par illoul entre 2001 et 2003, au niveau des eaux
algéroises ont mis en évidence la présence de plusieurs espèces responsables des HABs, tels
que le cas du bloom d’Holococcolithophora sphaeroidea, qui s’agit du premier évènement
Synthèse Bibliographique
15
Espagne, et depuis 1996 (jusqu‘en 2003) des efflorescences annuelles d’Alexandrium catenella
(≥10
5 cellules/l) et Alexandrium minutum (≥10
6 cellules/l) ont été constatées sur les côtes
Espagnoles (Bravo et al., 2008).
Le genre Alexandrium, est considéré comme le plus impliqué dans les épisodes de
HABs, plus par sa diversité spécifique que par l‘ampleur et les conséquences des efflorescences
qu’il provoque (Vila et al., 2001). Alexandrium minutum représente l’espèce ayant provoquée
le plus d’intoxications humaines en Méditerranée et essentiellement en Espagne, en France et
en Grèce durant les dernières décennies (Ignatiades et al., 2007 ; Van Lenning et al., 2007).
A. catenella a également été responsable de multiples efflorescences toxiques en France et en
Italie (Vila et al., 2005 ; Laabir et al., 2013 ). Le dinoflagellé Gymnodinium catenatum a
provoqué de multiples efflorescences sur les côtes Sud de l’Espagne ainsi qu’au niveau des
côtes Nord Méditerranéennes du Maroc et de l’Algérie (Bravo et al., 1994 ; Taleb et al., 2001
; Illoul et al., 2005).
Au cours des dix dernières années, les espèces tropicales du genre Ostreopsis sont
devenues plus fréquentes dans le Nord-Ouest de la Méditerranée (Espagne, Italie, Grèce,
Monaco et France), et dans le Sud- Ouest de la Méditerranée (Tunisie, Algérie,) (Amzil et al.,
2001; Ciminiello et al., 2014).
I.2.4.3. Antécédents sur les HABs en Algérie
L'essentiel des travaux sur le phytoplancton des côtes algériennes s'est déroulé dans la
région d’Alger (baie et mer ouverte). La première étude entre 1924 et 1925, Maurice Rose
établit les premières listes de dinoflagellés et de diatomées de la baie d'Alger (Rose, 1925,
1926). A partir de la fin des années 40, Bernard et son équipe se sont consacrés à l'étude du
courant atlantique qui longe les côtes algériennes et à son impact sur les populations
nanoplanctoniques. Ils existent, d'une part, les travaux quantitatifs de Krùger (1950). Bernard
et Bertoldo (1958) et Bucalossi (1960), d'autre part l'étude d'ensemble du microplancton par
Tellai (1964), celle d'un cycle annuel du phytoplancton et de sa répartition verticale par Lalami
taleb (1971), celle des Dinoflagellés par Pincemin (1966), et un certain nombre de travaux de
Bernard dont nous retiendrons l'un des plus récents (Bernard et Taleb, 1970) s'adressant aux
Diatomées et Coccolithophoridés. Par contre, de seules quelques données ponctuelles existent
pour le littoral algérien dont le phytoplancton marin demeure à ce jour peu connu. Les travaux
disponibles concernent les baies d’Alger et d’Annaba (Frehi, 1995; Ounissi et Frehi, 1999;
Frehi 2002, Frehi et al., 2007, Illoul et al., 2004 ; Illoul et al., 2008a ; ), mais aucun inventaire
exhaustif n’existe à ce jour. Les travaux de Frehi en 2002, au niveau de la baie de Annaba ont
révélé la présence de quelques espèces toxiques et/ ou nuisibles telles que Alexandrium
catenella qui a été signalé pour la première fois dans les eaux algériennes. Connu pour être
toxique, ce taxon a provoqué un bloom dans la baie d’Annaba au mois de mars à une
température de 17°C, avec une densité de 117.10
3 cellules /l, l’espèce Gymnodinium catenatum
a provoqué un bloom à la fin du mois de juin avec une densité de 3,5. 10
6
cellules /l, et l’espèce
nuisible Scrippsiella trochoidea qui a constitué un bloom avec une densité maximale de 885.10
3
cellules/l en juillet 2003. Les travaux réalisés par illoul entre 2001 et 2003, au niveau des eaux
algéroises ont mis en évidence la présence de plusieurs espèces responsables des HABs, tels
que le cas du bloom d’Holococcolithophora sphaeroidea, qui s’agit du premier évènement
