Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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Plus récemment, en utilisant les données de la campagne MedSea (2013), une estimation du
carbone anthropique par la méthode TrOCA montre une augmentation du carbone anthropique
(35,2–101,9 µmol/kg) avec une séquestration toujours plus importante dans le bassin occidental
(Hassoun et al., 2015a) (Figure 14.b). Les zones les plus envahies par le C
ant
(> 60 µmol/kg)
sont celles des couches intermédiaire et profonde de l’Alboran, du Liguro et Algéro-provençal
dans le bassin occidental et de l’Adriatique dans le bassin oriental. Ceci indiquerait que ces
eaux ont récemment été en contact avec l’atmosphère. Les zones qui contiennent le moins de
C
ant
sont les couches profondes du bassin oriental, plus particulièrement celles de l’Ionien ainsi
que celles du Tyrrhénien Nord dans le bassin occidental. Ces eaux présentent des concentrations
faibles d’O2 donc un âge important. Les taux de C
ant
et d’acidification sont très liés à l’histoire
des différentes masses d’eau des couches intermédiaires et profondes de la Méditerranée
(Hassoun et al., 2015a).
Avec une augmentation décennale de près de 43,2 μmol/kg en C
ant
dans les eaux de surface du
site DYFAMED (Marcellin Yao et al., 2016), les zones de formation d’eaux profondes (Golfe
du Lion) semblent contribuer d’une manière active à l’augmentation des concentrations de C
ant
dans le bassin occidental (Touratier et al., 2016). La quantité de C
ant
accumulée durant les 18
dernières années représenterait, à elle seule, 30 % de l’inventaire total en Méditerranée
(Merlivat et al., 2018).
Figure 14: Evolution des concentrations du carbone anthropique en Méditerranée sur une
section est-ouest; (a) Campagne M51/2 en 2001 (Touratier et Goyet, 2011), (b) Campagne
Medsea en 2013 (Hassoun et al., 2015a)
(a)
(b)
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Plus récemment, en utilisant les données de la campagne MedSea (2013), une estimation du
carbone anthropique par la méthode TrOCA montre une augmentation du carbone anthropique
(35,2–101,9 µmol/kg) avec une séquestration toujours plus importante dans le bassin occidental
(Hassoun et al., 2015a) (Figure 14.b). Les zones les plus envahies par le C
ant
(> 60 µmol/kg)
sont celles des couches intermédiaire et profonde de l’Alboran, du Liguro et Algéro-provençal
dans le bassin occidental et de l’Adriatique dans le bassin oriental. Ceci indiquerait que ces
eaux ont récemment été en contact avec l’atmosphère. Les zones qui contiennent le moins de
C
ant
sont les couches profondes du bassin oriental, plus particulièrement celles de l’Ionien ainsi
que celles du Tyrrhénien Nord dans le bassin occidental. Ces eaux présentent des concentrations
faibles d’O2 donc un âge important. Les taux de C
ant
et d’acidification sont très liés à l’histoire
des différentes masses d’eau des couches intermédiaires et profondes de la Méditerranée
(Hassoun et al., 2015a).
Avec une augmentation décennale de près de 43,2 μmol/kg en C
ant
dans les eaux de surface du
site DYFAMED (Marcellin Yao et al., 2016), les zones de formation d’eaux profondes (Golfe
du Lion) semblent contribuer d’une manière active à l’augmentation des concentrations de C
ant
dans le bassin occidental (Touratier et al., 2016). La quantité de C
ant
accumulée durant les 18
dernières années représenterait, à elle seule, 30 % de l’inventaire total en Méditerranée
(Merlivat et al., 2018).
Figure 14: Evolution des concentrations du carbone anthropique en Méditerranée sur une
section est-ouest; (a) Campagne M51/2 en 2001 (Touratier et Goyet, 2011), (b) Campagne
Medsea en 2013 (Hassoun et al., 2015a)
(a)
(b)
