Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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Figure 13: Flux annuel net moyen du CO2 entre 1998 et 2001 (mol/m
2
) - les valeurs positives
indiquent que la mer est une source de CO2 pour l’atmosphère et les valeurs négatives indiquent que
c’est un puits (Taillandier et al., 2012)
Carbone anthropique en Méditerranée
L’intérêt porté par la communauté scientifique au C
ant
séquestré par la Mer Méditerranée est
très récent. En effet, ce n’est qu’en 2009 qu’une première étude sur l’évolution temporelle (de
la mi-1990 à la mi-2000) du C
ant
, au site DYFAMED, a été réalisée à l’aide de la méthode
TrOCA (Traceur combinant Oxygène, Carbone et Alcalinité totale) (Touratier et Goyet, 2009).
Cette étude a montré des concentrations importantes de C
ant
(>50 µmol/kg) avec une tendance
à la diminution en raison de l’invasion d’eaux plus vieilles.
Cette estimation a été étendue, par la suite, à l’échelle de toute la Méditerranée en utilisant les
données combinées de M51/2 et de DYFAMED (Touratier et Goyet, 2011). Des niveaux très
importants de C
ant
ont été calculés à travers toute la Méditerranée (> 37,5 µmol/kg) et plus
particulièrement dans le bassin ouest qui est caractérisé par les eaux les plus jeunes (> 60
µmol/kg), prouvant par-là, qu’en 2001, toute la Méditerranée a déjà été contaminée dans sa
totalité par le C
ant
(Figure 14.a). Ceci était en accord avec les résultats de Rivaro et al. (2010)
qui ont appliqué la méthode TrOCA sur les données de la campagne TRANSMED (2007).
En 2012, Touratier et al. (2012) publient une nouvelle estimation du carbone anthropique après
l’acquisition d’un nouveau jeu de données (BOUM) en 2008. Dans cette étude, deux méthodes
directes sont comparées : TrOCA et MIX. Les résultats montrent que le C
ant
varie entre 37 et
70 μmol/kg, et que toutes les masses d’eaux méditerranéennes semblent être fortement
contaminées par le C
ant
. Dans les deux bassins, les eaux intermédiaires (les plus vieilles) sont
toujours les eaux les moins contaminées par le C
ant
. Sur une période de 7 ans (2001 à 2008), le
taux de carbone aurait significativement augmenté (de 0,8 à 1,2 µmol.kg
-1
.an
-1
).
Schneider et al. (2010) se sont basés sur une méthode indirecte pour estimer le C
ant
piégé par le
bassin oriental (Méthode TTD : Transient Time Distribution en utilisant les CFC-12) avec une
première estimation de l’inventaire global du C
ant
en Méditerranée pour l’année de référence
2001 (1,7±0,4 Pg C). Une estimation plus récente de cet inventaire pour la même année a été
réalisée par Palmiéri et al. (2015) en utilisant un modèle régional de haute résolution. Ces
auteurs ont conclu que Schneider et al. (2010) ont surestimé la quantité de C
ant
séquestrée qui
ne devrait correspondre qu’à 1 Pg C; 75 % proviendrait des échanges air-mer, les 25 % restantes
des eaux atlantiques.
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Figure 13: Flux annuel net moyen du CO2 entre 1998 et 2001 (mol/m
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indiquent que la mer est une source de CO2 pour l’atmosphère et les valeurs négatives indiquent que
c’est un puits (Taillandier et al., 2012)
Carbone anthropique en Méditerranée
L’intérêt porté par la communauté scientifique au C
ant
séquestré par la Mer Méditerranée est
très récent. En effet, ce n’est qu’en 2009 qu’une première étude sur l’évolution temporelle (de
la mi-1990 à la mi-2000) du C
ant
, au site DYFAMED, a été réalisée à l’aide de la méthode
TrOCA (Traceur combinant Oxygène, Carbone et Alcalinité totale) (Touratier et Goyet, 2009).
Cette étude a montré des concentrations importantes de C
ant
(>50 µmol/kg) avec une tendance
à la diminution en raison de l’invasion d’eaux plus vieilles.
Cette estimation a été étendue, par la suite, à l’échelle de toute la Méditerranée en utilisant les
données combinées de M51/2 et de DYFAMED (Touratier et Goyet, 2011). Des niveaux très
importants de C
ant
ont été calculés à travers toute la Méditerranée (> 37,5 µmol/kg) et plus
particulièrement dans le bassin ouest qui est caractérisé par les eaux les plus jeunes (> 60
µmol/kg), prouvant par-là, qu’en 2001, toute la Méditerranée a déjà été contaminée dans sa
totalité par le C
ant
(Figure 14.a). Ceci était en accord avec les résultats de Rivaro et al. (2010)
qui ont appliqué la méthode TrOCA sur les données de la campagne TRANSMED (2007).
En 2012, Touratier et al. (2012) publient une nouvelle estimation du carbone anthropique après
l’acquisition d’un nouveau jeu de données (BOUM) en 2008. Dans cette étude, deux méthodes
directes sont comparées : TrOCA et MIX. Les résultats montrent que le C
ant
varie entre 37 et
70 μmol/kg, et que toutes les masses d’eaux méditerranéennes semblent être fortement
contaminées par le C
ant
. Dans les deux bassins, les eaux intermédiaires (les plus vieilles) sont
toujours les eaux les moins contaminées par le C
ant
. Sur une période de 7 ans (2001 à 2008), le
taux de carbone aurait significativement augmenté (de 0,8 à 1,2 µmol.kg
-1
.an
-1
).
Schneider et al. (2010) se sont basés sur une méthode indirecte pour estimer le C
ant
piégé par le
bassin oriental (Méthode TTD : Transient Time Distribution en utilisant les CFC-12) avec une
première estimation de l’inventaire global du C
ant
en Méditerranée pour l’année de référence
2001 (1,7±0,4 Pg C). Une estimation plus récente de cet inventaire pour la même année a été
réalisée par Palmiéri et al. (2015) en utilisant un modèle régional de haute résolution. Ces
auteurs ont conclu que Schneider et al. (2010) ont surestimé la quantité de C
ant
séquestrée qui
ne devrait correspondre qu’à 1 Pg C; 75 % proviendrait des échanges air-mer, les 25 % restantes
des eaux atlantiques.
